Suite à la pétition initiée par Serge Remy, qui avait récolté 6 000 signatures, la Chambre des députés débattait hier, lundi 19 octobre, de l’avenir du télétravail au Grand-Duché.

Si le confinement avait forcément encouragé entreprises et salarié·es à privilégier le télétravail, Dan Kersch a tenu à rappeler que ce dernier n’était « ni un droit ni un devoir » et restait à l’appréciation de chaque entreprise et sur la base du volontariat : « Ce sont les partenaires sociaux qui doivent régler cette question ».

Serge Remy, auteur de la pétition, plaidait lui pour 47 jours de télétravail, soit un jour par semaine sur une année, contre les 29 jours autorisés actuellement. Par ailleurs, il s’agissait également d’inscrire ces derniers dans la loi de façon à permettre à l’employé·e d’avoir un moyen de négocier avec son entreprise : « Si l’employeur refuse, le salarié n’a aucun levier pour pouvoir en bénéficier », expliquait Serge Remy, dans des propos rapportés par nos confrères du Quotidien.

Un risque de creuser les inégalités ?

Bien qu’il permette une réduction du stress, un meilleur équilibre de vie, moins de déplacement et donc moins de pollution, les députés ont pointé du doigt le risque de creuser encore un peu plus les inégalités sociales entre salarié·es, dont le bien-être en télétravail dépend des moyens, de la situation financière et professionelle et de son habitat. Par ailleurs, la désocialisation, la baisse de motivation ainsi que la difficulté de travailler en équipe.

À ce titre, Serge Remy propose lui une forme de travail hybride, entre présentiel et télétravail, en prenant exemple sur sa femme, assistante sociale dont certaines tâches pourraient être effectuées depuis son domicile.

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