La ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Taina Bofferding, a assisté à la conférence de clôture du projet MadaK organisée le 5 mai 2021 au Forum Geesseknäppchen par le service infoMann en coopération avec l’Institut für Gender und Diversity de Berlin. Lancé en 2018, le projet a eu comme objectif de promouvoir la diversité entre femmes et hommes dans les professions sociales, avec un accent particulier mis sur la profession de l’éducatrice et de l’éducateur.

La conférence a mis en avant l’état des lieux sur la proportion entre femmes et hommes dans ces professions au Luxembourg. Les six projets pilotes menés par Caritas jeunes et familles, la Croix-Rouge luxembourgeoise, le Lycée technique pour professions éducatives et sociales (LTPES), la crèche Sim Sala Bim, infoMann ainsi que l’Université du Luxembourg, ont montré la nécessité apparente d’avoir plus de mixité. Des sondages effectués durant la première phase du projet ont montré que le pourcentage d’hommes exerçant la profession de l’éducateur s’élève à 13,5%.

Dans son discours d’ouverture, la ministre a précisé qu’une des missions du ministère de l’Égalité entre les femmes et les hommes est la déconstruction des stéréotypes liés au sexe, qui sont encore omniprésents dans le monde professionnel. « Le choix pour les études et les professions est trop souvent guidé par des stéréotypes liés au sexe, ce qui empêche nos élèves – filles et garçons – de suivre leurs passions et de développer leur parcours académique et professionnel sur leurs véritables talents. Ceci est particulièrement vrai dans les professions sociales ayant une réputation d’être des professions féminines. »

Identifier les leviers d’actions afin de parvenir à plus de parité

Elle a en outre constaté que « les conclusions tirées du projet MadaK sont d’une grande utilité pour analyser d’autres secteurs professionnels. S’il est vrai qu’il y a des professions et métiers ayant une connotation féminine, il existe à l’inverse beaucoup de professions qui ont connotation clairement masculine, ce qui empêche les filles et les femmes de s’y investir ».

Des ateliers de travail organisés tout au long de la journée ont permis d’analyser avec des professionnel-le-s du secteur les causes du déséquilibre et d’identifier les perspectives d’action pour aboutir à un changement des mentalités.

Taina Bofferding a remercié les nombreuses organisations issues du milieu du travail social, du milieu académique et de la formation professionnelle qui se sont associées au projet.

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