Aussi surprenant que cela puisse paraître, la pandémie de Coronavirus qui sévit depuis maintenant deux mois en Europe, n’a pas impacté le taux de mortalité annuel luxembourgeois. Lors de ce premier trimestre 2020, le STATEC dénombre, toutes causes de décès confondues, 1 129 décès.

Malgré la surmortalité observée durant les deux dernières semaines du mois de mars, ce chiffre est inférieur à celui enregistré sur les mêmes périodes en 2019 ou 2018 : 1 160 décès en 2019 et 1 272 décès en 2018.

Entre janvier et mi-mars, la mortalité de l’année 2020 a suivi les tendances précédentes. Comme beaucoup d’autres pays, le Luxembourg connait une mortalité moindre au fil du temps, notamment en raison d’un hiver plus doux, sans véritables épisodes grippaux. Un état de fait qui se vérifie particulièrement pour le mois de février et la première moitié du mois de mars. « Cette sous-mortalité durant le premier trimestre 2020 est confirmée également si l’on rapporte le nombre de décès enregistrés au premier trimestre 2020 par rapport à la population moyenne », note le STATEC, dans son dernier bilan.

Des chiffres en baisse, qui se révèlent d’autant plus intéressant si l’on note que le mois de février compte un jour de plus, 2020 étant une année bissextile.

Une surmortalité de 15,3%

Toutefois, si la première moitié du mois de mars comptait une diminution du nombre de morts par rapport aux années 2019 et 2018, ce chiffre a considérablement augmenté dès la seconde moitié du mois, lorsque les premiers décès liés au coronavirus ont été enregistrés au Grand-Duché. Entre le 16 mars et le 31, 227 décès ont été répertoriés, contre 197 en moyenne à la même période entre 2018 et 2019.

Au mois d’avril, le Covid-19 a fait 67 morts au Luxembourg. Une surmortalité qui devrait perdurer, selon le STATEC. Il faudra cependant attendre la diffusion du nombre du décès pour chiffrer plus précisément l’impact de la pandémie sur le taux de mortalité.

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