C’est le constat dressé par le Statec, dans son rapport « Conjoncture Flash » de février 2020. Il relève notamment une stagnation de la baisse du chômage.

L’institut de statistique relève une baisse du chômage et de la création d’emplois qui stagnent et des indicateurs précurseurs qui indiquent une « poursuite de la dégradation de la situation sur les trimestres à venir ». De fait, ce freinage de l’activité de la zone euro depuis maintenant deux ans a entraîné une baisse de la création d’emplois au Grand-Duché.

Si l’emploi était encore stimulé au courant de l’année 2019 par des phénomènes à caractère isolé, le Statec note que la progression de l’emploi salarié n’était que de +3,2% au 3e trimestre, après une augmentation de 3,7 à 3,8% les trimestres précédents. Ainsi, « la plupart des branches marquent un ralentissement des créations d’emplois ». Services aux entreprises, secteur financier et emploi industriel se voient fortement impactés par la conjoncture économique actuelle.

Le recul du travail intérimaire pour les services aux entreprises, un freinage de la gestion de fonds d’investissement du côté du secteur financier expliquent ce ralentissement. « Une baisse importante des carnets de commande » dans les secteurs de la métallurgie et dans l’industrie automobile expliquent pour leur part une croissance moindre pour l’emploi industriel dont la croissance chute à +0 ,8%.

Enfin, le Statec relève que le commerce et le secteur public sont « les seules branches où les créations d’emploi continuent à accélérer au courant 2019 », et ce, notamment en raison de l’implantation de nouveaux points de vente, capables de stimuler l’emploi ainsi qu’en raison de la deuxième réforme de l’examen concours dans la fonction publique.

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