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Les vins surfent sur la tendance naturelle

Si vous avez foulé les allées des nombreuses Foires aux Vins qui viennent de débuter, nul doute que la tendance des vins naturels ne vous ait échappée.

En effet, si les Foires aux Vins se sont imposées comme un rendez-vous unique pour y faire des bonnes affaires, elles permettent également de mettre en avant les nouvelles tendances. Parmi elles, celle des vins naturels.

Derrière cette appellation se trouve une revendication éthique, voire philosophique, des vignerons qui cherchent à revenir aux origines, pour créer des breuvages plus authentiques.

Il y a encore une petite dizaine d’années, il collait à ces vignerons une mauvaise image de révolutionnaires post-soixante-huitars quelque peu illuminés. Vague healthy et mode des «sans» (sans gluten, sans sucre…) aidant, ces pionniers du genre se sont dorénavant imposés comme de véritables alchimistes, qui maîtrisent à la perfection l’art de la vinification

Qu’est-ce qu’un vin naturel?

Les plus poétiques vous répondront que c’est un vin qui favorise l’expression naturelle du terroir. Dans les faits, ces vins vont plus loin que ceux issus de la veine bio ou biodynamique, notamment grâce à des pratiques nettement plus exigeantes. Bien entendu, les raisins sont cultivés en agriculture biologique. Mais là ou ceux autres catégories autorisent – certes en quantités moindres – l’ajout de certaines substances favorisant la vinification, les vins naturels, eux, ne tolèrent que l’ajout de soufre (ou sulfites) à dose infinitésimale. Quand un vin rouge industriel présente ainsi une teneur en sulfite de 150mg/litre, son équivalent naturel lui n’affiche qu’un tout petit 30mg/litre (40mg/litre pour un vin blanc naturel). Exit donc l’ajout de colle (blanc d’œuf, gélatine ou blanc de poisson), de sucres, tanins ou copeaux de bois… les vignerons interviennent fort peu mécaniquement dans le processus de vinification, laissant les levures indigènes (c’est-à-dire celles qui se trouvent naturellement dans le fruit) faire leur travail. En revanche, ils sont nettement plus scrupuleux dans les différentes étapes qui le composent: analyse de la richesse en sucres des raisins utilisés, vérifications du pH du moût afin de favoriser les bonnes bactéries…

Laisser le terroir s’exprimer

Les vins naturels résultent d’une chimie délicate, qui en font certes des vins authentiques et sains (ils ont leur prête la vertu d’éviter le fameux mal de tête du lendemain), mais plus fragiles et difficiles à appréhender.

Quand on a été biberonnés aux vins industriels lisses, les débuts peuvent être plus âpres. De prime abord, les vins naturels sont souvent troubles (justement parce qu’ils ne sont pas ‘collés’, et parce qu’ils n’ont subi aucun filtrage), et ont une couleur plus brute, proche de celle du jus de raisin. Au nez, ils peuvent également avoir une odeur plus forte, parfois proche de la terre (des écuries dans les cas les plus extrêmes). Les vins naturels invitent à revoir notre approche de la boisson de Bacchus pour découvrir des breuvages dans lesquels la vigne s’exprime, et son terroir par la même occasion. Au goût, ces vins se révèlent surprenants. Plus léger, frais, parfois légèrement pétillants sur la langue. Etonnants, mais pas désagréables.

Les bulles aussi

De même, les champagnes surfent sur cette veine healthy avec l’arrivée, depuis une dizaine d’années également, de cuvées dites zéro dosage, en plus des cuvées sans sulfites. Comprenez alors qu’aucun sucre n’y a été ajouté. Une méthode qui s’apparente ici aussi également à un retour aux origines, au plus près des méthodes champenoises ancestrales. A ce sujet, Paul-François Vranken, PDG de la marque Pommery, avait confié à nos confrères de L’Union en mai 2016 qu’ «il s’agit avant tout d’atteindre l’excellence et de s’approcher d’une démarche de viticulture durable».

A l’arrivée, ces champagnes – qui appartenaient à une niche qui tend à présent à se démocratiser – ont largement bénéficié de la tendance des sans, succombant aux sirènes de la chasse au sucre, nouvel ennemi numéro 1. En effet, puisqu’aucun sucre n’est ajouté, la facture calorique et le bilan glucidique s’en trouvent réduit.

Du coup, on reprendrait bien une seconde coupe!

Notre shopping list 

Foires aux vins oblige, voici notre petite sélection:

  • Champagne Xavier Loriel 100S, 47.50 euros* (Cora Bertrange)
  • Champagne brut Françoise Bedel Cuvée Origin’elle biodynamie, 36.50 euros* (Cora Bertrange)
  • Vranken Brut Nature, 18.06 euros* (Delhaize)
  • Prosecco Mionetto Bio DOC, 5.77 euros* (Delhaize)
  • Beaujolais Moulin à Vent, Yvon Metras, 35 euros (Cave Epicerie du Kristal, Metz)
  • Faugères, Clos Fantine, 13 euros (Cave Epicerie du Kristal, Metz)

* Les prix indiqués sont ceux pratiqués durant la Foire aux Vins

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