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Devenir free-lance, un métier d’avenir ?

Être free-lance, c’est exercer une activité professionnelle en travailleur indépendant. Entrepreneur, propriétaire et employé : une seule personne est tout cela à la fois, il est « à son compte ». Aucun contrat à long terme donc pas de CDD ou de CDI, ses « missions », il les facture à ses clients. Informatique, journalisme, conseil ou encore infographisme, le spectre des domaines d’activité est large. L’avenir du travail est-il finalement de devenir son propre patron ?

Au Luxembourg, plusieurs institutions et sites internet guident les personnes qui souhaitent devenir « indépendant » dans leurs démarches. Le portail Entreprises, la Chambre de commerce, la Chambre des métiers et Luxinovation sont là pour aider les free-lances. Comme le rappelle la CDM : « Toute personne exerçant une activité professionnelle au Grand-Duché de Luxembourg pour son propre compte (…) est affiliée en tant que travailleur indépendant ».

Au Grand-Duché il est impératif de s’affilier à la Sécurité Sociale, donc de s’adresser au Centre commun de la Sécurité Sociale (CCSS), et ainsi remplir une déclaration d’entrée pour travailleur indépendant.

Les avantages et les inconvénients

Travailler indépendamment, c’est tout d’abord la liberté. Mais la liberté de quoi ?

Premièrement, celle de choisir ses missions et ses clients. Un free-lance bénéficie également d’une grande liberté d’organisation, donc d’une autonomie de travail confortable, il a ainsi le luxe de choisir ses horaires de travail ainsi que la quantité de contrats traités, par rapport également au revenu qu’il se fixe. Pas de bureau, pas de télétravail, il décide lui-même de l’endroit où il va travailler. Le free-lance a pour réputation de gagner plus d’argent qu’un salarié ordinaire, mais la volatilité des revenus est à prendre en compte.  Les rémunérations varient nécessairement, l’irrégularité est quasiment inévitable, l’accord change selon le client et a fortiori le prix.

Ne bénéficiant pas du nom d’une entreprise renommée, le free-lance doit « se faire » sa réputation tout seul, fournir un travail sérieux afin de recevoir l’approbation de sa clientèle. En plus de son principal travail, l’entrepreneur doit être capable de gérer les contrats, le marketing ou la comptabilité, même s’il peut évidemment faire appel à un professionnel qui sera à ses frais.

Être free-lance, l’avenir du travail ?

Pour se rendre compte de l’évolution, il faut s’appuyer sur des chiffres d’une superpuissance telle que les Etats-Unis.

Depuis 2014, le nombre de travailleurs indépendants a augmenté de 8,1% selon une étude menée par le syndicat Free-lancers Union en partenariat avec le site Upwork, une plateforme qui met en relation les free-lances et les clients. Le pays de l’Oncle Sam compte les agriculteurs, médecins ou encore chefs d’entreprises comme free-lances. Près de 57,3 millions œuvrent en indépendants, soit près de 36% de la population active. Les prédictions annoncent que ce taux pourrait dépasser les 50% à l’aube de 2030.

Mais qui sont les nouveaux free-lances ?

47 % des Millennials, la génération née entre 1980 et 2000. Un besoin d’autonomie ou de rendement s’instaure dans les mentalités, ils ne veulent plus d’un patron mais veulent être leur propre patron avant même de passer par la case « salarié ».

Pour un cas comme la France, la société Hopwork, une plateforme de free-lances, a réalisé une étude avec OuiShare, en janvier 2017 sur un échantillon de 1 014 participants qui ont répondu à 24 questions. En 2016, l’Hexagone compte 830 000 free-lances soit une croissance de 8,5% par an et près de 126% en 10 ans. En moyenne, ils sont âgés de 35 ans, 25% ont entre 26 et 30, seulement 8% entre 41 et 45 ans et pour 90 % d’entre eux, ils se sont lancés dans le travail indépendant par choix. Si nous appliquons la définition du pays de l’Oncle Sam, qui compte, entre autres, les médecins et les agriculteurs dans les free-lances, la France compte près de 2 850 000 indépendants en 2016, soit un peu plus de 10% de la population active. L’une des plus basse d’Europe, où la moyenne s’établit à 15%.

Être à son compte peut être à double tranchant, la possibilité de gagner plus est réelle mais pas certaine. Selon l’étude Hopwork-OuiShare, les freelances cherchent avant tout un épanouissement leur offrant flexibilité, indépendance, mais il ne faut pas oublier la concurrence. Stéphane Kasriel, le français à la tête d’Upwork rappelle dans un entretien au Journal du Net : « Lorsque vous êtes indépendant, votre produit est votre cerveau. Il faut donc savoir se différencier pour se positionner par rapport à la concurrence. »

 

 

 

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