L’œuvre est mise en vente chez Christie’s le 1er mars 2020

Texte par Cadfael

Mme Jolie et M. Pitt formaient un couple mythique. Sir Churchill était un homme d’État qui aimait peindre. Leur rencontre sera surprenante.

La « Jolie Family »

Dans la presse spécialisée américaine, on peut s’instruire en lisant que M. Brad Pitt était sur le tournage du film « Mr. Et Ms. Smith » en 2005. C’est là qu’il serait tombé éperdument amoureux de Mme Angelina Jolie. La morale de l’histoire veut qu’on précise que M. Pitt à l’époque était encore lié par les  liens du mariage à Jennifer Anniston.

Le film en question est d’ailleurs une comédie sur le mariage, l’assassinat et autres dérives qui trouvent leur aboutissement grâce au sexe, exutoire de toutes sortes de pulsions.

On apprend aussi que M. Pitt, né en 1963, a suivi des cours de journalisme à l’université du Missouri, option publicité, qu’il a abandonnée juste avant les examens pour aller à Los Angeles, faire des petits boulots et tenter de décrocher des rôles dans le cinéma en vue de devenir un excellent acteur qu’il est d’ailleurs devenu.

Les chroniqueurs soulignent l’importance de son film sous la direction de M. Tarantino en 2009 « Inglourious Bastards », un drame se déroulant durant la Seconde Guerre mondiale. Ce tournage qui lui conférait une inspiration spéciale  l’aurait poussé vers les peintures d’un certain M. Winston Churchill. A cette époque il aurait ainsi acquis une de ses œuvres, qu’il aurait offerte à Mme Jolie pour lui prouver son amour indéfectible. Il s’agit d’une huile sur canevas montrant la mosquée de Koutoubia (XIIème siècle) dans le soleil couchant de Marrakech avec en arrière-fonds les monts de l’Atlas.

Sir Winston Churchill et la peinture

Sir Winston Leonard Spencer Churchill, membre de l’aristocratie britannique et descendant direct du premier duc de Marlborough, aimait peindre. Plus de 500 œuvres sont à sa signature. Il aurait commencé à peindre en 1915, à un moment où sa carrière stagnait. Ce n’est que plus tard qu’il deviendra celui qui aura mené la Grande-Bretagne à la victoire.  Il commence à voyager au Maroc à la fin des années 30, fasciné par la lumière et les couchers de soleil fusionnant avec le paysage. Il aurait peint le tableau à la mosquée après la conférence de Casablanca en janvier 1943. Elle réunissait Churchill et Roosevelt, sans les Français et les Russes, afin de poser les jalons d’une future stratégie des alliés en Europe. Après 10 jours de conférence, Churchill aurait légèrement forcé la main à Roosevelt pour aller visiter Casablanca à 150 miles de là. Après le départ de Roosevelt, Churchill serait resté quelques jours de plus et à cette occasion il aurait peint le tableau à la mosquée qu’il aurait offert a Roosevelt en souvenir « d’un court interlude pendant la brutalité de la guerre ». C’est le seul tableau peint par Churchill durant la guerre.

Une vente chez Christie’s

Ce tableau de 45.7 fois 61 centimètres a été acquis par « le présent propriétaire » en 2011, nous dit le commentaire de la célèbre maison de ventes londoniennes escamotant le fait que ce serait un cadeau de M. Pitt à Mme Jolie. L’amour indéfectible des Brangelina s’est terminé par une guerre de trois ans entre 2016, date de leur séparation et 2019, date du divorce. Selon Associated Press de la semaine dernière, les avocats du couple ont demandé un jugement « bifurqué » ayant comme conséquences que chacun des deux est de nouveau célibataire tandis que d’autres points comme les finances et la garde des enfants demeurent communs. Donc selon Christie’s c’est la « Jolie Family Collection » qui met aux enchères l’œuvre de sir Winston Churchill. La presse spécialisée en analyses de célébrités spécule sur le fait que la « Jolie Familly » comme les appelle Christie’s ferait table rase avec les souvenirs de jours heureux qu’auraient vécus les Brangélina.

Toujours est-il que tout un chacun peut se l’offrir, s’il dispose des liquidités. Le tableau est estimé par Christie’s entre 1.5 et 2 millions de livres anglaises. On peut penser que si sir Churchill savait comment la roture hollywoodienne traitait les œuvres picturales d’un descendant du duc de Marlborough il reviendrait comme le commandeur dans Don Giovanni.

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