©SIP / Jean-Christophe Verhaegen

La pandémie du COVID-19 a plongé le monde entier dans une profonde crise sanitaire, économique et sociale à laquelle le Luxembourg n’a pas échappé. C’est pour cette raison que le gouvernement a pris les mesures d’urgence qui se sont imposées, dès la déclaration de crise le 18 mars 2020.

Non seulement pour maîtriser la menace sanitaire, mais également pour amortir le choc économique et les répercussions sur l’emploi : recours extensif au chômage partiel, prolongation des droits au chômage indemnisé, congés extraordinaires pour raisons familiales, aides directes et indirectes aux entreprises et aux indépendants, pour en nommer que quelques exemples.

« Malheureusement, la crise n’est pas encore terminée et de nombreuses incertitudes quant aux conséquences, quant aux dommages collatéraux de la crise persistent. Et pourtant, le gouvernement est d’avis qu’une tripartite – qui représente un mécanisme de crise – est tout à fait justifiée à l’heure actuelle. Car, les données dont nous disposons actuellement, en particulier en ce qui concerne le marché de l’emploi, montrent des tendances inquiétantes. Le maintien dans l’emploi et la lutte contre le chômage doivent donc être des priorités pour nous tous », a déclaré le Premier ministre lors de son intervention.

Le chômage à 7% au Luxembourg

En effet, environ 20.000 personnes sont actuellement inscrites à l’ADEM. Ceci représente une hausse de 33% par rapport à l’année dernière. Le taux de chômage est donc de 7% au Luxembourg.

En vue de la relance économique et de la redynamisation du marché du travail, le Comité de coordination tripartite a discuté différentes mesures qui touchent notamment au monde du travail, aux politiques actives de l’emploi et au développement des qualifications et des compétences de la main d’œuvre.

À cet égard, le Premier ministre a noté: « Un marché du travail sain qui fonctionne est la base de notre système social, de notre prospérité. Nous devons nous assurer que les gens, en particulier les jeunes, trouvent un emploi; et que les personnes qui travaillent ne perdent pas leur emploi. Nous devons développer les bonnes compétences pour nous préparer à l’avenir. Bref: il n’y a pas de relance si nous n’assurons pas dans le domaine de l’emploi! Nous sommes trois partenaires autour de cette table dans cette crise, car nous avons un intérêt commun. C’est pour cela que je me réjouis des décisions prises en ce jour. »

Une conférence de presse pour détailler les mesures

Durant cette réunion tripartite les trois partenaires gouvernement – syndicats – organisations patronales se sont mis d’accord sur une série de mesures qui seront présentées en détail lors d’une conférence de presse la semaine prochaine :

  1. Aide à l’embauche de chômeurs âgés
  2. Stage de professionnalisation
  3. Contrat de réinsertion-emploi (CRE)
  4. Apprentissage
  5. Aide à la création d’entreprise
  6. Recrutements auprès de l’État
  7. Occupation temporaire indemnisée (OTI)
  8. Création d’une task force pour parler du développement des « skills » (c’est-à-dire des compétences)
  9. Renforcement du Comité de suivi ADEM pour assurer un placement efficace auprès des entreprises et d’optimiser le « matchmaking » entre postes ouverts et demandeurs d’emploi
  10. Mise en place d’une task force investissement

Le Comité permanent du travail et de l’emploi (CPTE) sera chargé de mettre en place les mesures prévues dans le programme gouvernemental au niveau du droit de travail.

Lors de cette réunion tripartite, le gouvernement était représenté par le Premier ministre, ministre d’État qui a présidé la séance, les Vice-Premiers ministres, le ministre des Finances et le ministre de l’Économie. Du côté des partenaires sociaux étaient présent les représentants de l’OGBL, de la CGFP, du LCGB et de l’UEL.

Communiqué par le ministère d’État

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