Symptôme phare de la Covid-19, la perte du goût et de l’odorat nous a sérieusement rappelé combien ces sens étaient essentiels à nos vies. En cette Semaine du Goût (jusqu’au 17 octobre), prenons le temps de chouchouter nos papilles pour qu’elles nous offrent des sensations optimales lors de nos prochains repas. Parce que oui, les papilles aussi, ça s’entretient ! 

Mangez des pommes…

Faites le plein en fruits et légumes (de saison bien sûr) pour ingérer un maximum d’antioxydants et de vitamines B. Selon le professeur Sven Saussez, médecin ORL, qui a confié ses conseils à la Macif pour aider les assurés en cas de perte d’odorat et/ou de goût, ceux-ci permettent d’assurer une meilleure récupération nerveuse des papilles et sont une bonne piste dans la rééducation olfactive. 

Prenez rendez-vous chez le dentiste

La santé bucco-dentaire est primordiale pour éviter les infections et garder une bouche saine. On enfonce des portes en vous rappelant ce conseil ? Sans doute pas puisqu’avant la crise sanitaire une étude Ifop pour Dentaly.org rapportait que seuls 55% des Français se rendaient chez le dentiste au moins une fois par an. 25% n’avaient pas consulté depuis au moins deux ans. Une proportion qui avait pris dix points en cinq années seulement.

Si elle est rare, l’inflammation de la langue ou des papilles existe bel et bien. On parle de glossite. Un champignon sinon le frottement d’une prothèse dentaire peuvent en être la cause. Quoi qu’il en soit, le brossage des dents est impératif, et ce deux à trois fois par jour. Et haro sur le brossage de la langue ! On peut procéder à la manoeuvre uniquement lorsque l’on manque de salive, en raison de la prise de médicaments par exemple qui assèchent la bouche. L’Association Dentaire Française a déjà prévenu que les quelque 700 espèces de bactéries peuplant la cavité buccale aident à la digestion et préviennent l’apparition de mauvaises bactéries. La langue est auto-nettoyante grâce à la salive, si si !

Respectez une alimentation équilibrée

On connaît l’importance d’un régime alimentaire justement dosé entre protéines, glucides, lipides mais aussi gourmandises. Sachez que cette recommandation a aussi un impact sur vos papilles, et sur votre capacité à détecter les saveurs, en particulier le goût sucré. Une étude de l’université de Bangor au Pays de Galles avait démontré que boire trop de boissons sucrées empêche à force de détecter la saveur sucrée. 

Exercez votre palais… ou plutôt votre cerveau !

« Nous possédons chacun plus de 10.000 papilles gustatives réparties sur la langue, le palais et le pharynx. Chacune d’entre elles est composée de 3 à 5 bourgeons dont les cellules sont capables de transmettre une information liée au goût à notre cerveau. À la base, nos papilles ont pour objectif primitif de nous dire ce que l’on peut ingérer ou pas pour survivre. Ainsi, reconnaître le goût sucré contribue à sélectionner les aliments riches en énergie et percevoir l’amer nous évite de consommer des substances toxiques« , écrit Marion Thillou dans son ouvrage Comment j’ai dégusté mon gâteau à paraître le 14 octobre aux éditions First. Et d’ajouter « On a longtemps cru que notre langue et ses papilles étaient responsables de la perception des goûts. Mais des scientifiques ont récemment  démontré qu’en réalité, c’est notre cerveau qui fournit la majorité du travail !« .

La stimulation olfactive est donc essentielle pour se constituer un répertoire de goûts et d’odeurs. Voilà pourquoi les personnes atteintes par la Covid-19 et souffrant d’anosmie (perte de l’odorat) ont été incitées à entraîner leur mémoire olfactive en sentant plusieurs fois par jour des huiles essentielles. Le but : reconnecter les odeurs aux mots. On peut préserver son acuité sensorielle en repérant toutes les odeurs qui nous entourent, depuis celles de la cuisine à celles de la rue, qu’elles soient douces pour nos narines comme repoussantes…