La Haute Couture était au rendez-vous à Paris avec de vrais défilés, des parterres d’invités prestigieux, du buzz et de sublimes collections. Best-of d’une renaissance post-Covid et d’une Fashion Week retrouvée.

Paris s’est vu envahir de mille couleurs et de mille tissus, de grands créateurs et de splendides tenues. La semaine de Haute-Couture a défilé sur ses grands talons pour célébrer la renaissance de la mode. Une mode haut de gamme bien réelle et en perpétuelle évolution. De retour sur le devant de la scène, les plus grandes maisons nous en ont mis plein les yeux, des paillettes et de l’émotion.

Des lieux mythiques

Paris, capitale de la mode, du rêve et de l’opulence. Lors de la Fashion Week, des lieux mythiques sont revisités, utilisés par les grands créateurs pour des défilés hors-du-temps. Dior a arpenté le Musée Rodin dans un décor brodé main, conçu par l’artiste Eva Jospin. Époustouflant. Le musée du 7ème a accueilli la collection de Maria Grazia Chiuri qui magnifie l’étoffe et l’art du tissage. Les couloirs se souviennent encore de la présence de Jessica Chastain, Cara Delevingne et Monica Belluci ou quand Auguste Rodin a rencontré le glamour à l’état brut.

La maison Chanel s’est installé au palais Galliera pour un défilé des plus lumineux et son exposition « Gabrielle Chanel, manifeste de la mode« . En 37 modèles, la haute couture signée Virginie Viard, a rendu hommage au mouvement impressionniste et aux oeuvres d’Édouard Manet, Berthe Morisot ou Marie Laurencin. Les robes-tableaux de Channel, tout en tweed, carreaux ou plumes d’organza, ont défilé dans la cour et sur les toits. Pour finir sur une magnifique fresque, une photo de famille.

© Paris Modes Insider

Le retour de Balenciaga

53 ans d’absence. Il n’en fallait pas plus à la maison d’origine espagnole, Balenciaga, pour faire son grand retour sur les podiums. Demna Gvasalia, son directeur artistique, a livré une collection remplie de références au père fondateur, Cristobal Balenciaga. Très actuelle et attirante. Défilant dans ses salons historiques de l’avenue George V, Balenciaga a fait un come-back remarqué. Sa nouvelle collection n’a pas fait sa timide avec des lignes pures, des volumes architecturaux, bousculés vers l’arrière et portée par un casting non genré. Et pour mettre l’accent sur les créations, le défilé s’est fait dans le plus grand des silence, sans musique.

Gaultier réinventé

Nouvelle ère pour la maison Gaultier Paris avec le tout premier défilé conçu par Chitose Abe. Une créatrice japonaise de Sacai qui apporte sa propre vision des codes de maison Jean-Paul Gaultier. Le résultat a offert un show extravagant aux inspirations d’extrême Orient. Il n’en fallait pas moins pour réinterpréter l’ADN de l’enfant terrible de la mode. « Je tenais que ce soit une femme qui soit la première à faire l’après Gaultier« , s’est félicité le créateur français.

Les coulisses du défilé Gaultier x Sacai © Paris Mode Insider

La relève

La semaine de la mode la plus réputée a dévoilée des collections toutes plus somptueuses les unes que les autres, mais aussi révélé des talents. Charles de Vilmorin, petit prodige de la mode à 24 ans a dévoilé une seconde collection radicalement différente de la première. Révélé en pleine pandémie avec une collection optimiste et colorée, le jeune créateur a laissé tomber la couleur pour sa deuxième collection. Cette fois le noir domine, avec un côté très théâtral, des plumes, des volants, des plissés. « J’ai envie de développer à fond ma marque, de proposer toujours plus de choses, toujours plus de produits que ce soit en ready to wear, comme en haute couture« , confiait le jeune prometteur au physique d’Yves Saint Laurent.

Le créateur italo-sri-lankais de 26 ans, Andreas Brocca faisait sa première Fashion Week à Paris, avec une collection mêlant art et silhouettes théâtrales. Il est le parfait exemple d’une Haute Couture en perpétuelle évolution, et ça fait du bien.