Le Belge Nicolas Di Felice a été nommé jeudi nouveau directeur artistique de la maison parisienne Courrèges, dont les silhouettes cultes, micro-jupe et bottines en vinyle, ont fait les Sixties.

Le créateur de 37 ans, diplômé de La Cambre de Bruxelles et passé par Balenciaga, Dior et Louis Vuitton aux côtés de Nicolas Ghesquière, succède à l’Allemande Yolanda Zobel qui avait quitté la maison en janvier après deux ans de collections fraîchement accueillies par le secteur malgré son engagement de cesser la production de plastique.

« J’ai toujours rêvé de Courrèges, de son univers radical et enveloppant », déclare Nicolas Di Felice cité dans un communiqué de Courrèges.

Avec cette nomination, la maison contrôlée par Artemis, holding de la famille Pinault, espère commencer « un nouveau cycle de sa croissance ». « Sa vision claire et moderne de la marque est parfaitement en phase avec les valeurs intemporelles de la maison. Je suis convaincu que le talent de Nicolas (Di Felice) permettra à Courrèges de continuer à incarner les promesses de l’avenir », a souligné le président de la maison, Adrien Da Maia.

Styliste anti-conformiste

La première collection Courrèges de Nicolas Di Felice sera présentée en mars 2021. Une sélection de pièces iconiques rééditées sera disponible d’ici à la fin de l’année, dans l’espace récemment rénové de la boutique historique à Paris.

La maison a été fondée en 1961 par André Courrèges et son épouse Jacqueline, dite Coqueline. Ingénieur des Ponts et Chaussées devenu styliste anticonformiste, André Courrèges, décédé en janvier 2016, a symbolisé la révolution vestimentaire des années 1960.

Il a imposé la mini-jupe et marqué la mode avec son style futuriste, l’utilisation du vinyle et l’omniprésence du blanc, sa couleur fétiche.

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