Dans un rapport dévoilé récemment, l’Unicef révèle le classement des pays où l’accouchement est le plus sûr. Bonne nouvelle le Grand-Duché se classe parmi les pays les plus sûrs au monde. 

Aujourd’hui, ce sont près de 7 000 enfants qui meurent chaque jour dans le monde, principalement à cause « d’incidents pendant l’accouchement » ou de « complications ». L’organisation entend par « pays le plus sûrs », les endroits où les nouveaux nés ont jusqu’à 50 fois moins de risque de mourir au cours du premier mois de leur vie.

La situation alarmante de l’Afrique sub-saharienne

« Si le nombre de décès chez les enfants de moins de 5 ans a été divisé par deux au cours de ces 25 dernières années, il n’en va pas de même pour les décès intervenus durant le premier mois de vie », précise Henrietta H. Fore, Directrice générale de l’UNICEF. Le Luxembourg se situe à la 8e place du classement mondial avec une moyenne de 1,5 décès pour 1 000 naissances. Le Japon est 1er avec 1 (0,9) bébé sur 1 000 qui décède au cours des 28 premiers jours de sa vie, l’Islande arrive 2e avec 1 décès sur 1 000 naissances et Singapour à la 3e place, où 1 enfant sur 909 décède. En revanche, au Pakistan c’est un bébé sur 22 qui perd la vie.

Plus globalement, la situation en Afrique sub-saharienne est la plus alarmante. Sur les 10 pays jugés les plus « à risque », 8 se trouve dans cette région : Centrafrique (1 sur 24), Somalie, Lesotho, Guinée-Bissau et Soudan du Sud (1 sur 26), Côte d’Ivoire (1 sur 27), Mali et Tchad (1 sur 28). Des pays où les femmes enceintes sont les « moins susceptibles de recevoir de l’aide ».

« Pour chaque enfant, une chance de vivre »

Cette campagne a pour objectif d’apporter des solutions. L’UNICEF appelle « les gouvernements les prestataires de soins de santé, les donateurs, le secteur privé, les familles et les entreprises à donner à chaque enfant une chance de vivre ». En Norvège, 18 médecins, infirmières ou sages-femmes sont disponibles pour 10 000 habitants en 2018, en Somalie : un seul. L’organisation demande ainsi des recrutements, de la formation pour des postes spécialisés dans les soins néonatals, des centres de santé salubres et des médicaments. « Si chaque pays parvenait à ramener son taux de mortalité néonatale au niveau moyen des pays à revenu élevé d’ici à 2030, 16 millions de vies pourraient être sauvées. » rappelle l’UNICEF.