Au Luxembourg, l’arrivée des beaux jours signe avec elle le grand retour des terrasses. Le rooftop de La Cristallerie a rouvert ses portes fin mai et l’institution culinaire a imaginé un délicieux concept pour les soirs de la belle saison : un dîner gastronomique sur son toit, avec un panorama imprenable sur la Place d’Armes.
Rédaction : Margot Houget
Imaginez-vous un verre de vin ou un mocktail à la main, face au coucher du soleil, tout en dégustant un menu gastronomique en cinq ou sept temps. Cette expérience exclusive est à vivre sur le rooftop de La Cristallerie durant toute la belle saison.
De la cuisine gastronomique sur un rooftop
À plusieurs mètres de hauteur, les plats prennent une toute autre dimension. Pour en avoir le coeur net, il vous suffit de réserver l’expérience rooftop proposée par La Cristallerie, en plein centre-ville, jusqu’à la fin du mois d’août. Elle est à la fois inédite au Luxembourg et intimiste, puisque celle-ci est limitée à seulement 20 couverts. Il faut bien l’admettre : déguster des plats gastronomiques en terrasse n’est pas monnaie courante sous nos latitudes. Saluons donc d’emblée l’originalité de ce concept suspendu. Et rassurez-vous, en cas de météo capricieuse, le dîner sera relocalisé à l’intérieur du restaurant, entre feuilles d’or et vitraux Art nouveau, un décor tout aussi majestueux.
Le rooftop de La Cristallerie a d’abord accueilli, les saisons précédentes, un bar à champagne. L’idée de cette nouvelle expérience culinaire sur le rooftop est née lors de la dernière Fête nationale, à l’occasion d’un dîner exceptionnel organisé sur le toit.
Aux commandes de la cuisine, c’est le chef Milan Brée, arrivé en 2025 et originaire de Nantes, qui fait vibrer les palais les plus exigeants. Il signe une cuisine qui met en dialogue les produits locaux du Luxembourg et les saveurs de sa région française.
Un soft pairing en résonance avec une cuisine d’exception
Il est temps de rentrer dans le vif du sujet. Pour cette expérience rooftop, le chef Milan Brée a mis les petits plats dans les grands pour élaborer deux menus en cinq ou sept services, en parfaite harmonie avec la chaleur estivale. Le caractère innovant du menu est renforcé par l’accord mets-mocktails, un must à commander, qui change agréablement du vin. Inutile de s’alarmer devant la mention sans alcool. Les associations ne sont ni bourrées de sucre ni ennuyeuses. Bien au contraire. Elles ont été spécialement élaborées pour que les notes fassent écho au plat et en prolongent le goût.
Pour vous faire saliver d’avance, on vous donne un petit avant-goût de ce qui vous attend, sans tout vous dévoiler pour autant. En amorce de cette parenthèse gourmande, les premiers amuse-bouches colorés entrent en scène et constituent déjà un petit événement en soi. La madeleine comté-courgette a laissé une empreinte durable dans notre mémoire gourmande. On aurait aimé qu’elle soit aussi grande que celle de chez Drouant à Paris tellement elle était délicieuse. L’effet de l’expérience est immédiat.
La suite de cette symphonie gustative ?
Le repas est ensuite rythmé par deux entrées. D’abord, une brunoise de kiwi et de céleri, parfaite pour ouvrir l’appétit, suivie de notre plus grand coup de cœur du menu : l’œuf mollet et son caviar français d’Aquitaine, dressé dans un nid de pommes de terre. Tout est là : le goût, l’esthétique et le storytelling. Deuxième temps fort : l’arrivée du homard bleu breton sur son lit de navet boule d’or, une assiette clin d’œil aux origines du chef. Et le mocktail choisi pour l’accompagner est tout aussi mémorable. Celui-ci se compose d’un sirop de citron vert infusé à la verveine, de lait de coco, de gingembre et d’un soupçon d’huile de homard, servi dans un verre sans pied.
On tend l’oreille pour écouter attentivement la petite anecdote du serveur sur ce contenant des plus insolites. Son origine remonterait à l’époque de Marie-Antoinette, à Versailles. L’ancienne reine de France aurait ordonné de retirer le pied des verres afin que ses invités puissent boire en continu et profiter pleinement de la soirée, sans s’ennuyer une seule seconde.
Pour la suite, nous préférons vous laisser quelques surprises, mais la déclinaison d’agneau et ses notes iodées séduira sans aucun doute les carnivores. Pour les amoureux du sucré, vous serez également ravis d’apprendre qu’un pré-dessert olives et fraises « vieux garçon » vous mènera jusqu’au clou du spectacle : un dessert tout en rhubarbe, biscuit croquant et glace au cresson. Une création fraîche et légère, idéale pour digérer ce copieux festin. Car oui, soulignons-le, pour un restaurant gastronomique, les assiettes sont des plus généreuses.









Informations pratiques
Quand ? Du mardi au samedi, de 18h à 20h30. Expérience à tester jusqu’au 22 août 2026.
Où ? La Cristallerie, 18 Pl. d’Armes, 1136 Ville-Haute Luxembourg
Prix ? Menu reflet à 115 euros et menu cristal à 169 euros




