À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, le 19 août prochain, différentes organisations joignent leurs voix pour souligner combien le respect du droit international humanitaire est important et universel. Un respect nécessaire pour garantir la sécurité des équipes sur le terrain, dans des zones souvent instables et dangereuses. 

En 2020, plus de 100 attaques contre des humanitaires ont fait 203 victimes dans 18 pays. Un bilan est lourd : 74 personnes tuées en 2020 contre 57 à la même époque l’année dernière. Plus de neuf victimes sur dix sont des ressortissants des pays d’intervention. 

Créée en 2008, la Journée mondiale de l’aide humanitaire se tient chaque 19 août, afin de soutenir les personnes qui vivent des situations de crise et pour rendre hommage à celles et ceux qui s’engagent en leur faveur et qui souvent, risquent leur vie dans l’exercice de leur fonction. Depuis sa création elle promeut la sécurité des travailleurs humanitaires, et de fait, la survie, le bien-être et la dignité des personnes qu’ils aident.

A cette occasion, CARE Luxembourg, Caritas Luxembourg, la Croix-Rouge luxembourgeoise, Handicap International Luxembourg et Médecins Sans Frontières Luxembourg, engagés dans l’aide humanitaire à travers le monde, rappellent la nécessité de respecter les principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance dans leur aide aux victimes de catastrophes humanitaires.

Plus de 4 000 humanitaires tués en douze ans

Au cours des douze dernières années, plus de 4 000 humanitaires tués, blessés, détenus, kidnappés ou empêchés d’une manière ou d’une autre de faire leur travail, soit plus de 300 cas par an, ou pratiquement un cas par jour. 

Malgré le contexte conflictuel et difficile, les cinq organisations humanitaires continuent d’offrir une assistance et soulignent le besoin, pour cela, de travailler en toute sécurité. Une condition garantie et des risques limités, par la conformité au droit international et par le respect « absolu » des actes médicaux, des infrastructures sanitaires et des équipes déployées sur place, soulignent les associations.

Une charte humanitaire du Luxembourg qui encadre les interventions

Les interventions des organisations humanitaires luxembourgeoises à l’étranger sont encadrées par la Charte humanitaire du Luxembourg signée en 2016 avec le Ministère de la Coopération et de l’action humanitaire. Elle définit des normes qui visent à protéger celles et ceux qui en ont le plus besoin. 

Recevoir et offrir une assistance humanitaire sans aucune discrimination est en effet un principe fondamental dont devraient bénéficier tous les citoyens dans le besoin, quel que soit le pays. L’action humanitaire, repose sur un travail, qui n’est ni partisan, ni politique. C’est apporter son soutien à ceux qui en ont le plus besoin sans regarder la religion, l’appartenance ethnique, le genre ou les idées de ceux que l’on aide. 

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