La marche sous hypnose peut avoir de nombreux bienfaits pour lutter contre les phobies, les blessures psychologiques ou encore pour se ressourcer. En Savoie, la thérapeute Laurence Roche Caustier propose de « l’hypnotik trek », des randonnées de plusieurs jours, le tout sous hypnose. On tente ?

Laurence Roche Caustier organise chaque semaine des « treks et hypnoses » dans « ses montagnes » en Savoie. Après une quinzaine d’années passées dans l’accompagnement d’entreprises, à Paris, elle quitte tout pour ouvrir son cabinet de thérapie brèves à Trévignin. Elle se concentre dans l’accompagnement personnel, le coaching, l’hypnose et la Programmation Neuro-Linguistique (PNL)

Pratiquée dans un premier temps exclusivement « entre quatre murs », sa pratique s’étend dorénavant jusqu’aux roches, montagnes et verdures qui peuplent la Savoie. « Je me suis rendu compte que la marche facilitait l’ouverture, que l’on se confiait plus facilement dans ce contexte extérieur par rapport au cabinet », rapporte l’ancienne consultante. Bénévole avec des associations, elle devient cinq ans plus tard accompagnatrice de montagne.

Qu’est-ce que l’hypnotik trek ?

La marche fait entrer dans une « transe hypnotique », explique la thérapeute savoyarde. « Une partie de vous se concentre sur la marche tandis qu’une autre vagabonde ». C’est un état de rêverie naturelle qui arrive à chacun en moyenne toutes les deux heures. On s’en réveille souvent un peu perdu, sans se souvenir du trajet que l’on vient de faire ou de la page que l’on vient de lire. 

Pour suivre le cheminement intérieur, la thérapeute souligne l’importance de l’accompagnement personnel. « On fixe ensemble des objectifs en fonction des besoins du patient ». Certains viennent suite à une rupture, un burn out, une phobie, un arrêt du tabac,… bref les bienfaits de cette activité sur les « accidents de vie » sont légion.

Suivre son chemin intérieur

Lors des marches, effectuées par petits groupes, la thérapeute ajoute des métaphores, suffisamment larges pour qu’elle parle à chacun, mais sans dévoiler les troubles des participants. Ces petites histoires permettent à chacun de suivre son chemin intérieur. 

Lors de l’ascension, la thérapeute demande à ses patients de se concentrer tantôt sur une couleur, une odeur ou un son pour « éveiller les sens ». Si cela peut demander un certain effort, la thérapeute affirme « on finit toujours par y arriver ». Pourquoi un tel exercice ? « Pour se reconnecter avec ses sens », répond Laurence. Et puis après tout, ça permet de profiter d’un paysage plus sympa que sur un divan…