L’association luxembourgeoise vient d’annoncer le lancement d’un projet inédit au Grand-Duché. Dès cet été, les jeunes femmes ayant subi des violences sexuelles durant leur enfance pourront participer à des séjours destinés à les accompagner sur le chemin de la reconstruction.
Offrir un environnement sécurisant et bienveillant
Se reconstruire après avoir subi des violences sexuelles durant l’enfance est un parcours long et difficile, qui peut prendre plusieurs années. Afin d’accompagner les victimes sur ce chemin, l’association Innocence en Danger Luxembourg a développé, avec le soutien de la Fondation Losch, des séjours de résilience gratuits, destinés aux femmes ayant subi des violences sexuelles pendant leur enfance.
Tout au long du séjour, les participantes seront entourées par des professionnels spécialement formés aux psychotraumatismes, dans un cadre sécurisé. Ces séjours ont été conçus pour les aider à reprendre progressivement confiance en elles, tout en leur permettant de mieux comprendre les mécanismes post-traumatiques. Le tout premier séjour organisé au Grand-Duché se déroulera cet été. Le concept n’est toutefois pas nouveau : des séjours similaires existait déjà notamment en Suisse et en France. Depuis 2002, plus de 5 000 enfants victimes de violences sexuelles auraient participé aux séjours de résilience organisés par Innocence en Danger International.
Un mouvement international
Fondée à Paris en 1999 par Homayra Sellier, Innocence en Danger est une association engagée dans la protection de l’enfance et présente dans plusieurs pays : en France, en Suisse, en Allemagne, en Colombie et au Luxembourg. Elle œuvre pour protéger les enfants et les adolescents contre toutes les formes de violences sexuelles. Pour cela, elle propose notamment un accompagnement juridique aux victimes et à leurs familles, un soutien thérapeutique et psychologique, des séjours de résilience ainsi que des actions de sensibilisation.
L’ampleur du phénomène confirme l’importance de renforcer les initiatives de prévention et d’accompagnement des victimes. Car selon les données de l’OMS, 10 % des enfants seraient victimes de violences sexuelles avant leur majorité dans le monde.
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