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Suzanne Cotter dévoile la saison 2019-2020 du Mudam

Mercredi 24 octobre, un an (presque) jour pour jour après sa nomination à la tête du Mudam, Suzanne Cotter a dévoilé sa toute première saison. Si 2019-2020 s’annonce dans la continuité – celle de ses intentions, mais également la volonté manifeste de poursuivre le travail des équipes avant son arrivée – la directrice regarde résolument vers l’avenir… et l’extérieur.

L’ambition de Suzanne Cotter est claire : sous son égide, le Mudam deviendra une référence en matière d’art contemporain à l’échelle européenne, tout en restant accessible à un public qu’elle souhaite de plus en plus nombreux et varié.

Pour ce faire, la directrice, épaulé par ses commissaires, a d’abord repensé le rythme de la programmation, qui, en 2019, s’organisera en trois « saisons » : hiver-printemps ; printemps-été ; automne-hiver, qui permettront de varier les expositions, tout en laissant une place importante à la collection permanente du Mudam (quelque 700 pièces au total, ndlr.). Une nouvelle façon d’aborder la programmation qui permet surtout de jouer des temporalités (avec un rythme d’exposition plus soutenu), mais également des ambitions et des disciplines afin de parler à un public plus large. A souligner également : la collection permanente se verra augmentée de plusieurs nouvelles acquisitions présentées au cours de l’année.

Tout au long de l’année se succéderont des artistes de renommée internationale, à l’instar de Nairy Baghramian et Privileged Points qui ouvrira le bal dès le 19 janvier prochain (à voir jusqu’au 22 septembre). Ses œuvres – monumentales – accueilleront le visiteur dès son arrivée au musée, sur l’esplanade et dans le grand hall. Second highlight de cette programmation, la rétrospective consacrée à l’artiste allemande Jutta Koether, avec l’exposition Tour de Madame (16 février-12 mai 2019) qui présentera près de 100 œuvres, dont 15 créées expressément pour ce projet.

Jutta Koether, Starry Night II, 1998

Plus abordable, la photographie trouvera également naturellement sa place dans la programmation, avec notamment Figures Sensibles, qui proposera aux visiteurs un corpus d’œuvres photographiques issues de la collection du Mudam, afin d’introduire une réflexion sur le médium à partir de la question de la représentation et des effets de l’image sur notre approche du réel. Un projet en amont du Mois de la photographie qui mettra en lumière la très engagée politiquement et socialement artiste américaine Latoya Ruby Frazier (l’un de nos coups de cœur de la saison 2019-2020, ndlr.).

À voir également absolument, la très underground rétrospective (entre octobre 2019 et janvier 2010 – la première en Europe, ndlr.) consacrée à l’Américain David Wojnarowicz, artiste majeur de la scène new-yorkaise des années 1980 (notre second coup de coeur, ndlr.). Son œuvre mêle les supports et les médias et fait converger des influences aussi diverses que le street art, les musiques no wave et new wave, que des faits de société comme l’arrivée du sida. Ses créations hybrides témoignent de l’urgence de cette période et donnent à voir le New York des eighties.

David Wojnarowicz, Untitled (Genet after Brassaï), 1979

Protéiforme par excellence, l’art contemporain, plus que nul autre, permet en effet cette diversité, et le choix de l’artiste Adam Linder en est sans doute le plus bel exemple au cœur de cette très riche programmation. Le chorégraphe et danseur australien, qui vit entre Berlin et Los Angeles, élargira largement le champ des possibles avec une exposition plurielle, reposant sur cinq performances chorégraphiques.

La musique trouvera également sa place entre les murs du bâtiment de leoh Ming Pei, avec l’exposition consacrée à l’artiste albanais Anri Sala, qui fera dialoguer à la façon d’une partition musicale, plusieurs de ses œuvres récentes avec les espaces et volumes du Mudam (12 octobre 2019-12 janvier 2020).

Les mots et le mélange des médias, encore, avec la poétesse, écrivaine et artiste libanaise Etel Adnan (8 juin-15 septembre 2019), dont un large ensemble de ses peintures, dessins, tapisseries et leporellos seront mis en dialogue avec le travail de Paul Klee et celles d’autres artistes du XXe à avoir inspiré son travail.

Enfin, si la dimension internationale émaille fortement cette programmation, le Luxembourg fait également partie des préoccupations majeures de la directrice qui voir revenir en sa demeure Enrico Lunghi en commissaire, pour une exposition consacrée à l’artiste luxembourgeois Bert Theis, dont le projet était né peu de temps avant la mort de ce dernier en 2016.

Bert Theis, Potemkin Lock, Pavillon Luxembourgeois, 46e Biennale de Venise, 1995

Luxembourg, enfin, et encore, avec le projet « Mudam en Ville » qui témoigne de la ferme intention d’ouvrir le Mudam a l’extérieur et de démystifier son approche. « Notre volonté est d’insérer des œuvres du Mudam dans le parcours quotidien des habitants », explique madame Cotter.

 

Crédit photo : Julian Benini

 

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