Communiqué par le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse

Alors que la crise sanitaire a profondément perturbé la vie des enfants et des jeunes, le ministère de l’Éducation oeuvre à ce que le Covid-19 n’ait pas d’effet durablement négatif auprès des enfants et des enseignants. Dans ce sens, une série de mesures de renforcement a été présentée ce vendredi.

L’Éducation nationale a dû faire face depuis le 16 mars à une situation inédite, qui a exigé des enfants et des jeunes de nombreux sacrifices, mais qui a aussi vu se mobiliser et s’engager sans compter enseignants, parents, enfants.

La comparaison internationale témoigne que le Luxembourg a plutôt bien réussi à équilibrer ces trois principes: les élèves de première ont passé avec légèrement plus de succès que précédemment leur examen de fin d’études, aucune infection n’est passée par l’école (si l’on exclut deux cas où subsiste un doute), sur 90 000 élèves, on compte au 9 juillet seulement 60 cas actifs ; seules 27 classes sur 6 402 sont aujourd’hui en quarantaine. Le mode de propagation du virus chez les jeunes fera l’objet d’une étude scientifique approfondie, mais d’ores et déjà se confirme que les écoles ne sont pas des foyers d’infection.

Des activités de vacances « presque » normales

Les structures d’éducation et d’accueil seront bien ouvertes cet été; les crèches fonctionneront avec le nombre d’enfants habituels à partir du 15 juillet et les colonies auront lieu, dans le respect des mesures d’hygiène et de protection. Les groupes dans les colonies seront limités à 50 enfants et 10 animateurs. Au sein de chaque groupe, une certaine liberté sera possible, sans masque ni distanciation sociale; ceux-ci seront de vigueur vis-à-vis de l’extérieur.

Prêts pour la rentrée

À partir du 24 août, après un repos bien mérité, les élèves pourront réviser les disciplines principales pour lesquelles ils en éprouvent le besoin, en autonomie ou avec leurs parents, à l’aide d’unités d’apprentissage mises en ligne sur www.schouldoheem.lu.

Pour ceux qui ont besoin d’un soutien pour combler leurs lacunes, une offre gratuite est proposée du 31 août au 11 septembre, à tous les élèves. À l’enseignement fondamental, lors des derniers jours de cours, les titulaires vont repérer les enfants qui pourraient avoir besoin de ce soutien et le proposer aux parents. Un élève pourra suivre un cours en mathématique ou en langues, deux heures par jour, l’encadrement étant assuré par un enseignant ou un étudiant. À l’enseignement secondaire l’offre existante de cours de rattrapage pour les élèves ajournés est élargie à tous les élèves qui souhaitent une remise à niveau en mathématiques, en langues et dans certaines disciplines de spécialisation.

Après la rentrée

Après la reprise des cours, du temps sera encore consacré au rattrapage, dans le cadre de l’horaire scolaire et en dehors.

À l’enseignement fondamental, les titulaires profiteront des premières semaines de classe pour diagnostiquer les possibles lacunes des élèves et organiser un appui pédagogique durant le temps scolaire. Les enfants qui en ont besoin auront également l’opportunité de suivre des cours de soutien les mardis et jeudi après-midi et les samedis matin, et ce jusque-là fin du premier trimestre.

À l’enseignement secondaire, les lycées verront leur quota d’heures d’appui augmenté de 20 % au premier trimestre, afin de pouvoir accompagner après les heures de classe les élèves qui présentent un certain retard dans les apprentissages.

Préparés pour le marché du travail

Les incertitudes sont grandes sur la croissance économique future, au Luxembourg comme partout ailleurs. La crise sanitaire a déjà touché les jeunes dont le CDD n’a pas été renouvelé, les apprentis qui ont vu leur contrat interrompu, les nouveaux diplômés sans perspective d’embauche. Tout doit être fait pour éviter que la « génération corona » ne se transforme en génération perdue. C’est la raison d’être d’un ensemble de dispositions ;

1.       Encourager la poursuite des études

Dès avant le COVID-19, un jeune davantage diplômé augmentait son employabilité. Les lycées recevront les moyens pour ouvrir plus de classes et les jeunes seront incités à poursuivre leurs études, le titulaire d’un DAP pour obtenir un diplôme de technicien, un technicien ou bachelier pour obtenir un BTS, etc.

2.       Soutenir les entreprises formatrices

Au 1er juillet, le nombre de postes d’apprentissage déclarés s’élevait à 70 % de celui de 2019. Afin d’éviter que les jeunes qui ne trouvent pas de place dans leur secteur ne décrochent, les entreprises sont encouragées par une prime à recruter des apprentis. La prime par apprenti (entre 1.500 € et 3.000 €) augmente si l’entreprise accueille plusieurs apprentis ou des apprentis dont le contrat a été résilié en raison de la crise du COVID-19.

3.       Ouvrir davantage de classes à plein temps

Tous les jeunes ne pourront aller en apprentissage. Ils seront dirigés vers des classes à plein temps, qui n’exigent pas d’apprentissage. L’école pourra aussi jouer le rôle d’entreprise formatrice. Les projets de préparation à l’apprentissage, tels que Fit4VET organisé par le CNFPC et axé sur les compétences sociales, digitales et générales, seront élargis.

4.       Préparer aux métiers de demain

Dans le cadre de la récente Tripartite, le gouvernement a proposé une plateforme Skills-Dësch qui réunirait les partenaires sociaux pour concevoir rapidement et mettre en œuvre une stratégie indispensable aux métiers de demain.