Nonchalante et légère à la manière d’une héroïne de Godard, la femme Chanel de l’été prochain déambulait hier sur les toits de Paris, reconstitués pour l’occasion sous la nef du Grand Palais, armée de sa mini-jupe en tweed. Un défilé qui s’est vu ponctué par l’altercation entre Gigi Hadid et l’humoriste française, Marie S’infiltre, qui s’est faufilée parmi les mannequins lors du final.

Quelque part entre une Marianne couture et Ana Karina

Espiègles, un rien mutines, les silhouettes Chanel imaginées par Virginie Viard pour le printemps prochain, injecteront ce qu’il faut de légèreté et de féminité dans nos dressings. Volumes amples et jupes raccourcies, le sempiternel tailleur en tweed prend des allures yéyés avec son double boutonnage, quand les blouses et autres robes en soie se parent d’imprimés évoquant les toitures parisiennes, clin d’œil au décor et jolie déclaration d’amour à la capitale française.

Cheveux longs flottant sur les épaules ou affublés d’un béret bleu nuit, à plat dans leurs ballerines bridées, les mannequins qui déambulaient entre les mansardes, évoquaient tout à la fois une version couture de Marianne et la Ana Karina d’Une femme est une femme. La parisienne imaginée par Virignie Viard est celle de la Nouvelle Vague, libre et déterminée : « Je voyais des silhouettes marchant sur les toits. J’ai pensé à Kristen Stewart jouant Jean Seberg et à toutes les actrices que Gabrielle Chanel habillait à l’époque. », a-t-elle déclaré dans la note du défilé.

Et alors que les filles paradaient en file indienne pour le final, une intruse en faux tweed s’est glissée parmi elles, presque l’air de rien, sous les mines mi- amusés, mi- consternés des invités. Comme son nom le laisse présager, la comédienne et humoriste Marie S’infiltre n’en est pas à son premier essai et avait déjà bousculé le show Etam. Finalement interceptée par Gigi Hadid, le public aura eu l’occasion d’assister à l’altercation la plus couture de cette fashion week parisienne.

 

 

Helena Coupette

Crédit photo : @DR