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Parastoo Pirasteh : « Une mauvaise communication peut faire perdre ses talents à une société »

Coach diplômée certifiée d’Etat en développement personnel, Parastoo Pirasteh travaille dans le secteur IT depuis plus de 12 ans au Luxembourg. Elle a fondé PPIT (prononcez « pépite », ndlr.) en 2016, dans le but de mettre en relations consultants et entreprise.

De ses expériences en tant que salariée, elle a surtout retenu l’importance fondamentale de remettre l’humain au cœur des sociétés. Nous l’avons rencontrée pour évoquer son parcours mais également la question de la communication au cœur des entreprises.

S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir de votre parcours, ce serait…

Qu’il ne faut pas attendre LE bon moment pour faire ce dont on a envie. Le moment parfait n’existe pas, il faut se faire une raison (sourire) !

Avez-vous fait des choix de carrière que vous avez regrettés ?

Vous savez, je suis intimement persuadée que rien n’arrive par hasard, et que les choses se déroulent comme elles doivent. Le chemin qui nous amène vers notre but est tout aussi important que ce dernier, comme les leçons qui en découlent. Je dirais donc que j’ai simplement appris qu’il existait des métiers qui me correspondaient plus que d’autres. Mais, même de ces expériences, j’ai appris des choses, qui me servent au quotidien. Et je me répète souvent cette phrase de Thomas Edison : « Je n’ai pas échoué, j’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas ».

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer PPIT ?

Une envie de liberté. Celle de choisir les personnes avec lesquelles je collabore. Celle de travailler selon mes règles et en fonction de mes principes, et d’évoluer encore plus, sans me limiter. Je souhaitais également pouvoir proposer à mes clients une façon de travailler différente, qui me corresponde davantage, fondée sur une solide relation de confiance.

Quels sont vos domaines d’activités ?

PPIT regroupe plusieurs pôles. Je suis coach diplômée depuis 11 ans. Je m’occupe de recrutement pour mes clients. C’est un métier difficile, pour lequel il est fondamental de prendre en compte l’aspect humain. C’est un équilibre délicat, car il importe de comprendre les besoins des clients et les attentes des candidats, afin de voir ce qui matchera. Ou non. Notre second secteur d’activité est le coaching et l’accompagnement des personnes, employés et dirigeants.

Pensez-vous que malgré tous les canaux de communication disponibles à l’heure actuelle, la communication ne passe plus ?

Malheureusement oui. La communication virtuelle a pris le pas sur tout rapport humain de proximité. Sous couvert de rapprocher les gens, les nouvelles technologies les ont éloignés. Il n’y a qu’à les observer dans la rue ou les transports en commun : tout le monde a les yeux rivés sur ses écrans. On ne fait plus attention aux personnes que l’on croise, on ne se sourit plus… On réagit davantage à un SMS ou une notification Facebook que l’on reçoit qu’aux individus qui nous entourent. C’est bien dommage.

Pourquoi cette absence de communication peut-elle causer du tort aux sociétés ?

Parce que nous sommes de plus en plus amenés à travailler en équipe. Dans toute société, les gens doivent pouvoir collaborer ensemble et la base d’un bon travail d’équipe est la communication. Si les individus ne parviennent plus à échanger, s’ils peinent à s’exprimer… comment peuvent-ils se comprendre et regarder vers un objectif commun ? Et l’écrit ne favorise pas : l’interprétation peut jouer de bien mauvais tours…

Dans mon métier, je rencontre de plus en plus d’employés qui changent d’entreprise simplement parce que la communication ne passe plus ou mal avec leurs employeurs/managers. Une mauvaise communication peut faire perdre ses talents à une société et lui coûter très cher en ressources ou en image de marque. Et cela est d’autant plus vrai dans un petit pays comme Luxembourg !

Un excellent sens de la communication est donc fondamental pour bien manager ?

Bien sûr, mais cela ne suffit pas. Avant de manager qui que ce soit, il est impératif de savoir se manager soi-même : Maîtriser son plan business, Maitrise de soi-même, son mental, son temps, ses plans d’action, ses objectifs, etc. Il faut également savoir s’entourer de ‘bonnes’ personnes, c’est-à-dire celles qui regardent dans la même direction que la vôtre. En procédant ainsi, on peut déjà éviter pas mal d’erreurs de casting (sourire) !

Car bien choisir ses collaborateurs demeure le fondement d’une équipe solide. Pour ce faire, à mon sens, il faut non seulement étudier leurs compétences, mais également choisir des personnes positives, motivées, constructives et orientées solutions, à qui l’on pourra déléguer des tâches en toute confiance. Je suis également partisane d’une collaboration ‘win-win’, qui permet à chaque collaborateur de maintenir sa motivation et de travailler en toute liberté.

Au final, je pense que chaque personne a sa propre définition du management mais si je ne devais vous citer qu’une seule qualité, je dirais que le bon manager est celui qui sait écouter attentivement, et en toute bienveillance ce que les autres ont à lui dire. Et à lui apprendre (sourire) !

Le plafond de verre est-il toujours une réalité, selon vous ?

Mon côté optimiste aimerait vous répondre non. Hélas, la réalité est autre. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir sur ce point, et cela ne se fera que par le biais de l’éducation, dès l’enfance, mais également à l’âge adulte. Cela se fait petit à petit, je pense que les générations à venir – qui sont plus au fait des questions d’égalité entre hommes et femmes – seront plus propices à faire éclater ce plafond de verre. Car, quand on y songe, le verre est une matière fragile (sourire)…

Comment parvenez-vous à jongler entre vie personnelle et vie professionnelle ?

Lorsque l’on aime son métier, on n’a jamais l’impression de travailler… Aussi, la frontière entre les deux peut vite être franchie. Personnellement je me fixe des priorités, des objectifs de vie. Tout est question d’organisation, finalement… Et de par mon statut, j’ai la chance de pouvoir choisir mes horaires… Donc, de ce côté-là, tout va bien (rires) !

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Comme je vous l’ai dit en préambule : le bon moment n’existe pas. Donc, foncez. Mais surtout, Choisissez un secteur d’activité qui vous passionne et aimez ce que vous faites. Car dès lors que l’on aime ce que l’on fait, on trouve toujours des solutions pour franchir des montagnes !Restez vous-même, formez-vous, évoluez, remettez-vous sans cesse en question pour progresser encore et toujours ! N’oubliez pas, on ne peut arrêter une personne qui ne cesse d’avancer !

 

 

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