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Budget 2020 : Quo vadis ?

La lecture du budget 2020 à la Chambre des Députés a été terne et les chiffres proposés par la coalition ont été approuvés par les élus sans débat majeur, – business as usual -. Cette harmonie de façade ne va-t-elle pas se fissurer face à une conjoncture économique pour laquelle, selon le Statec, l’heure du ralentissement a sonné ?

Recettes et investissements publics, un déséquilibre programmé

En 2019, les investissements étatiques ont fait un bond de 11% et le gouvernement a les mêmes objectifs pour 2020.
Le Statec nous prédit, dans sa note conjoncturelle de décembre, « un climat peu porteur pour 2020 » et un « freinage marqué des recettes publiques qui, de + 7% en 2019, passent à + 3% en 2020 ». Et là se pose un problème majeur: comment combler ce manque face à des  « dépenses publiques qui devraient conserver leur rythme de croissance élevé de plus de 6% par an déjà observé sur 2017 et 2018 » selon le Statec.

 

D’où vient cette augmentation de recettes publiques vu que « le produit de l’impôt sur le revenu des collectivités  a augmenté respectivement de 20 et de 19 % , (…) une hausse cumulée de 60% en trois ans, qui équivaut à un milliard d’euros environ » nous explique Carlo Thelen de la Chambre de Commerce.

Entrepreneurs et contribuables sous pression.

Une partie de cette hausse est due au dynamisme des entreprises, mais également « à une perception accélérée de l’impôt », qui correspond à la disparition d’une situation que nous connaissions avec une administration fiscale ouverte à une certaine flexibilité compréhensive. De fait, nous allons de plus en plus vers une administrative bureaucratique : fini les délais, le contribuable paye à échéance.

De l’avis de beaucoup de contribuables, l’administration des impôts est devenue distante. La nouvelle génération de jeunes fonctionnaires issue des universités semble dépourvue d’expérience et de cette culture luxembourgeoise de la flexibilité et de la proximité. C ‘est un des aspects de ce que les technocrates appellent une « gouvernance publique efficiente » .

Plus d’impôts, une économie moins attractive ?

Alors comment notre ministre des finances, ancien diplomate, va-t-il faire pour satisfaire la gourmandise grandissante de l’Etat ? N’oublions pas que nous lui devons une augmentation de la TVA, l’installation de taxes forfaitaires sur les sociétés, un impôt sur la fortune revu etc…

En 2020 tout prétexte devrait être bon pour augmenter la fiscalité, en premier lieu l’écologie, très à la mode et qui a bon dos lorsqu’il s’agit de taxer.

Commençons par les taxes sur les carburants en utilisant des prétextes  puisés dans  cette tendance actuelle de la voiture électrique , ou comment lentement étrangler une des plus vieilles poules aux oeufs d’or de l’économie nationale ; les stations essence !

Dans le même ordre d’idée, il est possible de s’attaquer à la voiture, cet outil considéré comme climatiquement impure. Coup de projecteur sur les véhicules de société, l’un des derniers avantages destiné à rendre un job plus attrayant. Les médecins en ont déjà fait les frais.

Ce faisant: une partie de notre économie réelle est fragilisée, celle qui à trait au commerce de véhicules et aux services financiers qui y sont liés. Et l’attractivité de travailler au Luxembourg est, quant à elle, écorchée.

L’immobilier est également une belle source de ponctions fiscales, les taxes d’habitation risquent très probablement d’augmenter de manière croissante. Certaines nouvelles étoiles montantes au sein du LSAP n’ont-elles pas récemment déclaré vouloir s’attaquer aux droits d’héritage ?

Cadeaux empoisonnés ?

Face à cette philosophie du gouvernement qui résulte dans des charges fiscales directes et indirectes en hausse, l’annonce d’une réforme de la fiscalité sur les revenus donne matière à réflexion.

Ce qui, pour les employés, est une aubaine à savoir des jours de congés généreusement offerts, et, une augmentation de l’index, s’avère en fait pour les entreprises une hausse mécanique des coûts qui viennent s’ajouter à ce qui précède.
Il serait bienvenu que l’Etat entame une réflexion sur son fonctionnement, le coût du travail et la manière de garantir un cadre aux entrepreneurs qui leur permette de rester concurrentiel avec ceux de nos voisins.

Gardez le moral et l’optimisme, car il n’y a rien de tel pour faire tourner un pays.

 

Texte : Cadfael

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