Sauriez-vous donner les définitions exactes des termes « slow fashion », « wish-recycling » « solastalgie » ou « morbique » ? Pour guider ses utilisateurs dans la jungle des nouveaux mots associés à l’écologie, l’application Babbel lance un glossaire « vert« . Celui-ci répertorie et décrypte une vingtaine de mots écolos. 

Les mots que nous utilisons ont leur importance. Ils sont le reflet des époques que nous vivons et de l’évolution de nos sociétés. Et quand il s’agit de parler écologie, les termes fleurissent de toute part. Pour nous aider à s’y retrouver, l’application d’apprentissage de langues étrangères Babbel lance son glossaire « vert ». 

« Les langues sont en constante évolution et peuvent elles-mêmes être utilisées pour promouvoir le changement. Cela est particulièrement pertinent lorsqu’il s’agit de questions mondiales communes telles que l’environnement« , estime Héctor Hernández, gestionnaire du curriculum chez Babbel.

Le dico des mots écolos

Ce nouvel outil compile une vingtaine de termes directement liés à la protection de la planète. Certains illustrent les nouveaux modes de vie axés autour de l’écoresponsabilité. Certains mots sont d’ores et déjà bien intégrés dans le langage universel. La « slow fashion » consiste à s’habiller plus écolo en achetant moins de vêtements et/ou en privilégiant les pièces fabriquées localement à partir de matières écologiques et respectueuses du bien-être animal. L’upcycling figure également dans la liste. Cette pratique, qui constitue en quelque sorte l’étape supérieure du recyclage, consiste à redonner peau neuve à un objet usagé par exemple en transformant des tongs en tapis de yoga

D’autres mots peut-être moins connus de tous sont également cités. Notamment la « solastalgie »,  terme inventé par le philosophe australien Glenn Albrecht. Contraction des termes anglais « solace » (réconfort) et « nostalgia » (nostalgie), ce mot évoque une profonde détresse liée au constat de la destruction de l’environnement. Ce phénomène est aussi connu sous le terme « d’écoanxiété ».

Des termes « intraduisibles », mais universels

Notons aussi la présence de mots tels que « ungardening » et « wish-recycling ». Le premier désigne la volonté d’éliminer toute présence de pesticide dans son jardin privé afin de favoriser le développement de la faune sauvage. En français, cette tendance répond également au nom de « végétation spontanée ». Quant au wish-cycling, il désigne la tendance de jeter un produit dans la poubelle de recyclage sans savoir précisément si le déchet en question est recyclable ou non… Mais tout en espérant que celui-ci soit quand même recyclé ! 

Le glossaire propose également une partie « autour du monde » qui explore des termes « intraduisibles ». Des termes dont le sens évoque des expériences et des ressentis universels. À l’instar de « morbique », qui provient du mot latin « morbus » (« maladie »). Il décrit le fait de vouloir voyager dans des lieux avant que ceux-ci disparaissent ou soient altérés sous l’effet du changement climatique… Quitte à emprunter des modes de transport polluants pour les visiter. 

Et un dernier pour la route : « mottainai », mot que les Japonais emploient pour exprimer le sentiment négatif généré par le gâchis. « Littéralement, ‘mottainai’ peut se traduire par ‘ne rien gaspiller de valable« , expliquent les professeurs de Babbel.