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BIBI WINTERSDORF… la fée des médias

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Chanteuse folk, présentatrice radio, productrice télé, auteur de livres d’histoire et de cuisine, lectrice à l’Université, créatrice du premier club Ladies à vocation internationale (Club Fifty-One International), coach dans les médias, réalisatrice de livres audio, mais aussi modératrice lors de grandes manifestations… la liste est longue, mais non exhaustive. Bibi Wintersdorf s’intéresse à tout, poursuit tous ses rêves, s’investit à fond, se relance toujours. Confidences d’une «Minettsdapp», aux yeux d’or et à la voix de velours.

Bibi, est-ce votre prénom ou un pseudonyme?

Ma maman avait découvert ce prénom scandinave dans un roman et voulait me le donner à ma naissance. Les administrations luxembourgeoises de l’époque s’y sont opposé et ont exigé que l’on me donne «un vrai prénom». C’est la raison pour laquelle officiellement je porte celui de ma marraine, Jeanne. Dès mon premier jour, on m’a cependant appelée Bibi, et ce prénom figure désormais sur mon passeport. Dommage qu’une petite sorcière de dessins animés s’en soit emparée!

Vous l’avez d’abord rendu célèbre dans le domaine de la chanson; vous figurez d’ailleurs dans le «Lëtzebuerger Rocklexikon». D’où vous est venu ce goût pour le spectacle, l’écriture, la chanson?

Je viens d’une famille très créative: ma sœur est sculpteur, mon oncle un artiste reconnu en Allemagne; ma mère a fait des études en arts plastiques. À l’âge de 12 ans, mes parents m’ont offert une guitare et j’ai découvert ma voix et le plaisir de chanter. J’ai fréquenté le Conservatoire de Musique d’Esch-sur-Alzette et plus tard, pendant mes études de langues, le Conservatoire Royal à Bruxelles pour apprendre la guitare et le chant classique. Quand j’ai découvert ma passion pour le chant, c’était à la fois un plaisir de me produire (souvent seule sur scène avec ma guitare), mais aussi un challenge d’évoluer et de faire toujours mieux. J’avais mis à mon répertoire beaucoup de titres de stars contemporaines, telles que Bob Dylan ou Joan Baez, et l’on m’a appelée alors «la Joan Baez luxembourgeoise»! Quand j’ai découvert le jazz, j’ai changé mon style de musique.

 

Vous produisez-vous encore?

Très rarement, faute de temps et d’opportunités, mais je chante pour moi et ma famille et parfois pour des amis. Des problèmes de thyroïde l’ont malheureusement perturbée pendant un certain temps, mais je suis toujours «la voix» luxembourgeoise, allemande et française de grandes sociétés à Luxembourg telles Luxair, RTL et d’autres encore…

Sur RTL, vous avez animé des émissions, n’est-ce pas? Comment cela s’est-il produit?

À force de chanter et de donner des interviews, j’ai fait la connaissance de «grands» de la radio luxembourgeoise, comme Raymond Tholl ou Fernand Matthes. Ce sont eux qui m’ont encouragée à faire mes premiers pas à la radio. Ainsi, en 1983, j’ai fait mon premier stage en tant qu’animatrice sur l’antenne de RTL Radio Lëtzebuerg et, après mon retour de l’Université, j’y suis retournée pour y travailler en tant qu’animatrice.

Votre voie semblait toute tracée. Pourtant vous en avez d’abord emprunté une autre. Pourquoi et comment?

Peut-être du fait d’avoir grandi dans une famille laborieuse, mais plutôt conservatrice, ou parce que ce monde des médias du début des années 80 était un peu aventureux, je voulais avoir un «vrai» métier. C’est ainsi que j’ai postulé pour le poste de PA auprès du Chef du Trésor Yves Mersch, en étroite collaboration avec le ministre du Trésor et le Premier ministre Jacques Santer. Depuis 1984 j’étais liée avec Metty Krings, un homme de la première heure de la télé allemande (RTL). Quand RTL Plus a décidé d’aller s’installer à Cologne, c’est Jacques Santer qui a posé les jalons pour mon transfert à l’Ambassade du Luxembourg, à Bonn. J’y ai occupé le poste de directrice du département touristique et de communication pendant presque trois ans. J’ai accompagné le démarrage de la télé allemande RTL Plus, mais à ce moment-là je n’éprouvais pas l’envie de m’y lancer entièrement.

 

Finalement, vous avez produit des émissions pour enfants…

Mon partenaire était déjà une vedette de la télé pour enfants en Allemagne, un créatif jusqu’au bout des ongles, mais sans aucun talent pour l’administratif. C’est moi qui ai pris en charge la partie logistique. En 1989, j’ai décidé de rejoindre RTL Télévision à Cologne, et je suis devenue productrice, responsable du département production pour enfants et jeunes. En 1996, quand j’ai quitté RTL pour revenir m’installer à Luxembourg, j’étais Vice-President Children’s Programs, avec des centaines de productions à mon actif, dont plusieurs couronnées de prix nationaux et internationaux. De temps en temps je prenais plaisir à jouer des petits rôles dans des émissions, mais ma responsabilité était dans la production.

Productrice puis présentatrice à nouveau à Luxembourg… C’était pour fermer une boucle?

Je voulais que ma fille Victoria grandisse ici, à Luxembourg; j’ai donc quitté RTL Télévision et renoncé au poste de directrice du programme de la chaîne pour enfants nouvellement créée, Super RTL, qui m’avait été proposé fin 1995. J’ai alors créé avec mon partenaire ma propre entreprise de production avec laquelle j’ai produit des centaines d’émissions pour des chaînes allemandes, à l’instar de Super RTL, ARD, KIKA et Pro7. En 1997, le chef de la télé luxembourgeoise, Alain Berwick, m’a proposé d’être productrice responsable du magazine quotidien et de présenter ma propre émission hebdomadaire, High Leit, au cours de laquelle j’interviewais des personnalités du monde officiel luxembourgeois. Je l’ai fait pendant presque deux ans. J’ai cependant décidé d’arrêter pour mieux pouvoir m’occuper de ma propre entreprise et de ma famille.

Votre nom est également connu des amateurs de cuisine. Comment vous est venue l’idée d’écrire des livres sur le sujet?

Avec ma meilleure amie Christiane, nous avions décidé de participer à un concours international de cuisine réunissant 800 candidats, organisé par Elle Bistro et Siemens en Allemagne. Nous sommes retrouvées en finale (avec 4 autres couples concurrents) à Capetown, en Afrique du Sud, et avons gagné le troisième prix! À mon retour, mon éditeur Manuel Schortgen m’a proposé de faire un livre de cuisine présentant des recettes faciles, appétissantes, et réussies à tous les coups. C’est une cuisine pour femmes actives qui aiment cuisiner et bien manger, mais qui ont aussi une famille et peu de temps. Comme moi! J’avais déjà écrit deux de mes quatre livres sur l’histoire de Luxembourg des années 50 à 80, (Lëtzebuerg an de 50er Joeren /60/70/80, — une autre de mes passions — et ce livre s’inscrivait tout naturellement dans cette dynamique, tout comme mon projet de livre audio en luxembourgeois que je poursuis actuellement.

 

Vous êtes aussi coach dans le domaine des médias. En quoi cela consiste-t-il?

Début 2009, j’ai été sollicitée par le parti au pouvoir pour produire des vidéos de présentation pour chacun de leurs candidats aux élections. Cela a si bien fonctionné que, avec mon partenaire Thomas, un journaliste allemand, nous avons organisé des séminaires de communication spécialisés. Jusqu’à ce jour, nous travaillons avec de nombreux organes officiels, des ministères et autres. Ce qui me plaît dans le coaching, c’est le fait de pouvoir transmettre mon expérience.

Est-ce la raison pour laquelle vous donnez des cours à l’Université?

C’est une expérience très enrichissante et je continue à apprendre tous les jours! Depuis début 2013 je suis lectrice à la eufom (European University for Economics and Management), où je donne des cours en communication (Conflict Management) et en Business English. Je suis convaincue qu’il faut savoir partager. C’est pourquoi je suis très engagée dans le domaine social. Je suis énormément reconnaissante d’être née dans un pays qui nous permet de vivre en paix et sans soucis fondamentaux. Je pense que c’est notre devoir d’aider tous ceux qui n’ont pas cette chance.

{J’aime}
Ma fille Victoria, l’homme de ma vie Maurizio, ma famille, mes amis, la vie

{J’aime pas}
Les menteurs, tricheurs, hâbleurs

BIBI WINTERSDORF
www.bibi.lu

Dominique Sander-Emram

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