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Style, mode d’emploi

La recherche du style s’apparente souvent à une quête du Graal extatique. Si certaines ont ce sens inné et déambulent avec allure, d’autres déplorent avoir toujours l’impression de tomber à côté.

Avoir du style, ça veut dire quoi?

Déjà, le style est à distinguer de la mode, des tendances. Le style a ce petit côté immuable et intemporel, tout en étant vivant. Le style n’est pas figé dans le temps et bien souvent évolue.

Car le style, c’est avant tout une question d’identité vestimentaire, d’affirmation de soi. C’est porter des vêtements qui nous vont, en adéquation avec notre âge, nos codes sociaux aussi, le plus souvent, tout en essayant de nous faire sortir de la masse. Comme le souligne Jean Tignol dans Défauts physiques imaginaires, «il ne vise pas à la disparition des codes ou de la norme, pas plus que l’exclusion, mais la distinction de l’individu au sein d’un groupe d’appartenance». Derrière lui, l’idée d’être adoubé par nos pairs, et, surtout, de se démarquer.

Trouver son style

A vrai dire, il y a autant de styles qu’il y a de personnes. A chacune le sien, même s’il trouve souvent son origine dans des icônes. Il y a eu Audrey Hepburn, et Brigitte Bardot. Aujourd’hui, il y a Inès de la Fressange, Caroline de Maigret, les Parisiennes, mais aussi une foule d’influenceuses – Léandra Medine, Julie Sarina, ou Chiara Ferragni… – qui chacune distillent leurs propres codes et leçons de bon goût.

De l’art d’être stylée

Même si le style est bien propre à chaque personne, force est de constater qu’en 2016, avoir du style est intrinsèquement lié avec l’idée de cool et de peu d’efforts. Tout du moins en apparence, car si le véritable style ne se voit pas, il sous-tend une certaine réflexion. Sous son allure du «j’ai pris les premiers trucs qui me sont tombés sous la main» se cache en réalité une maîtrise parfaite de la désinvolture. Et demande une bonne connaissance de soi. La fille stylée, celle sur laquelle on se retourne, n’est ni apprêtée ni lookée pour aller à un bal de promo. Et pourtant, elle dégage ce petit truc.

Être stylée consisterait à trouver la juste mesure entre ces vêtements dans lesquels on se sent bien, mais qui tout de même subliment. Ce qui exclut naturellement toutes les guenilles dans lesquelles on traîne le dimanche – on le fait toutes, on est d’accord sur ce point.

Bref, être lookée sans être apprêtée demande quelques notions de base.

La première étant de ne jamais – ô grand jamais – transiger sur la qualité. Simple, oui, mais beau et bien coupé. Du t-shirt blanc – que l’on va aller shopper chez Majestic Filatures, par exemple – au sac, les pièces doivent être de bonne facture. Par là, il ne s’agit pas non plus de tomber dans l’écueil du luxe et du griffé à tout prix. Un beau cuir suffit à faire un beau sac ou une jolie paire de souliers.

En la matière, le bon plan consiste à aller fouiner sur les sites de vide-dressing, sur lesquels on peut facilement trouver monts et merveilles à des prix défiants toute concurrence. En outre, la démarche est écologique, ce qui mérite d’être salué. D’une manière générale, il est de bon goût de fuir les grandes enseignes, au risque de tomber dans la masse, ou de faire son shopping à l’étranger… La rareté attise le désir.

Ensuite, si la fille stylée maîtrise ses basiques, et sait leur ôter ce petit côté boring. Elle les réveille, en leur apportant un petit grain de folie, bref, elle casse les codes. Le tailleur-pantalon, ok, mais avec des baskets. Idem pour la jupe crayon ou la petite robe baby-doll. La veste de blazer, elle l’affranchit de son duo avec la chemise, et la porte à même la peau, on la ceinture… Elle retrousse les manches de sa chemise pour dévoiler ses poignets, habillés de quelques jolis bijoux. Et ne porte pas plus d’une pièce «molle» (sweat, hoodie, boyfriend) à la fois. Et tant qu’à faire, on l’accessoirise avec une pièce, qui véhicule une idée de chic : un carré en soi, un plastron, des talons… Cool, oui, négligée, pas question. Être stylée sans trop en faire n’est pas pour autant synonyme de paresse vestimentaire.

Et elle n’hésite pas à aller s’approvisionner dans le vestiaire masculin pour dénicher quelques pièces fortes: marinière, chemise blanche, jean boyfriend…

Et puisque le style est en premier lieu l’affirmation de soi, il s’agit enfin de sa signature. Elle peut être un vêtement, un accessoire, un bijou, voire un fashion statement, à l’instar de Jenny Lyons, fondatrice de J. Crew qui si elle conserve son uniforme jean chemise en – presque toutes circonstances – affectionne de déboutonner sa chemise jusqu’au nombril pour les soirées.

Enfin, la fille stylée ose, essaye, quitte à se tromper. Le fashion faux-pas la guette aussi, mais elle l’assume. Prend un peu de risques pour trouver ce qui fonctionne. Si elle chérit ses icônes, elle ne les imite pas mais s’en inspire, et fuit comme la peste les panoplies. Et surtout, elle prend plaisir.

 

 

Crédit photo: Pinterest

 

 

 

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