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Massive Attack à la Rockhal

Massive Attack, le groupe instigateur du Trip-Hop, jouait hier soir à la Rockhal, accompagné d’une première partie d’envergure, en la présence du groupe Young Fathers, jeune quatuor de hip-hop qui n’a pas peur d’expérimenter.

Des invités de marque

Le public était au rendez-vous avec une salle quasiment pleine. Le concert débuta avec un peu d’avance. Le batteur de Young Fathers s’avança pour délivrer une salve de percussions retentissantes, avant que les trois chanteurs ne le rejoignent pour déposer leurs chants sur des morceaux qui entremêlaient hip-hop, gospel, pop et même soul, le tout traversé par des volutes électroniques indomptables. 45 minutes plus tard, ils quittèrent la scène dans un bruit synthétique tonitruant, pour laisser leur place à l’affiche de la soirée.

Retour en force

Les nostalgiques étaient aux anges lorsque Massive Attack enchaîna Risingson, Teardrop, Angel ou bien Safe From Harm, avec l’aide de leurs camarades de toujours, Horace Andy, Shara Nelson et l’inimitable Martina Topley-Bird. Heureusement, le groupe ne s’est pas laisser enfermer par la gloire d’antan, avec des titres moins connus comme United Snakes ou Battle Box 001, jamais paru sur album, ainsi que trois des quatre titres qui viennent d’être dévoilés sur leur nouvel EP, paru fin janvier. L’auteur, compositeur et interprète Azekel monta sur scène pour jouer Ritual Spirit. De même, les chanteurs de Young Fathers rejoignirent Massive Attack, à l’heure du rappel, pour entonner Voodoo In My Blood. Des flashs crépitaient et des images défilaient à vive allure pendant toute la durée du show, attaquant sans relâche la rétine, en plus des oreilles enveloppées par la puissance instrumentale de leur prestation.

Un avenir meilleur

En bref, les britanniques ont proposés un show saisissant, où images et sons s’enlaçaient pour questionner l’avenir de l’Europe et du monde. Des images de réfugiés syriens se juxtaposaient à de longues séries de statistiques et textes en luxembourgeois, mettant en exergue la violence financière de notre époque. Leur esprit guerrier n’a pas pris une ride. Cela nous rassure lorsqu’on se remémore les tensions qui agitaient le groupe il y a encore quelques années.

Alors qu’Unfinished Sympathy clôture le concert, une série de clichés du photojournaliste Giles Duley défile sur l’écran, dans le silence des machines et les murmures du public. Nous quittons la salle en ayant vécu un grand moment de musique et d’art, tout simplement. Avec un second maxi pour cette année et un sixième album dans les tuyaux, on a déjà hâte de les retrouver en live.

Etienne Poiarez

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