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Marie Chouinard, l’adorée de Mike Bourscheid

L’artiste luxembourgeois a découvert au Canada les deux ballets de la chorégraphe québécoise, Le Sacre du printemps et Mouvements, à voir au Grand Théâtre cette semaine. Il est tombé raide dingue du spectacle.

Quand on lui a dit que les ballets de Marie Chouinard allaient traverser l’Atlantique afin d’être représentés au Grand Théâtre, les yeux du grand Mike Bourscheid se sont écarquillés d’un coup. D’impassible, l’artiste performeur et sculpteur, venu au Luxembourg mi-janvier afin d’annoncer sa présence à la Biennale de Venise et de présenter son projet, est devenu un peu plus vivant, un peu plus électrique. «C’est quand son spectacle?» nous a-t-il demandé, chaud comme la braise, son GSM à la main et son agenda sous les yeux. C’est ce jeudi et ce vendredi. Une première pour la chorégraphe québécoise, dont le nom ne s’était encore jamais retrouvé à l’affiche d’un théâtre luxembourgeois. On sait – sauf rebondissement de dernière minute- qu’elle n’a cependant pas fait le déplacement jusqu’au Grand-Duché: sa compagnie interprétera sans elle Le Sacre du printemps d’Igor Stravinsky et Mouvement, sur la base d’un poème d’Henri Michaux, que Marie Chouinard «s’est plu à lire littéralement, de page en page, comme une partition chorégraphique.»

Vivant au Canada depuis plusieurs années maintenant, Mike Bourscheid ne devrait finalement pas être dans les parages cette semaine même s’il se disait prêt à «faire des heures de voiture pour revoir ça». Entre son domicile et la capitale luxembourgeoise, il faudrait que son véhicule puisse se muer en aéroglisseur… Dommage, l’artiste se souvient encore de ces deux ballets qu’il avait découverts au Queen Elizabeth Theatre de Vancouver, et qui l’avaient «complètement étonné». Surtout le deuxième, «Henri Michaux: Mouvements» : «C’est si fragile et si brutal en même temps», lâche celui qui a plutôt l’habitude de jouer dans le registre de l’autodérision et de l’irritation, pour mieux dénoncer les travers de la société. «J’en ai ressenti toute la beauté, et perçu la force de cette dualité entre la liberté et la restriction qui anime ce ballet. Le choix de la musique est très intéressant aussi, ça crée un mur sonore entre la scène et le public qui rend le spectacle encore plus intense. Quant au tempo, il rehausse encore la performance. C’était juste excellent!»

Si Marie Chouinard jouit déjà d’une très belle réputation à l’international, elle a en tout cas trouvé son ambassadeur au Luxembourg.

Jeudi 16 et Vendredi 17 février, au Grand Théâtre (20h)

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