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« Les entreprises minimisent l’importance du bien-être de leurs salariés »

« Cultiver l’Art du bonheur, cet objectif est le fondement de mon travail. » Voilà une maxime empruntée à Nathalie Eveillard et qui la caractérise pleinement. Cette thérapeute en relation d’accompagnement bardée de diplômes, a ouvert son cabinet Eveil art il y a maintenant trois ans, nous l’avons rencontrée …

Vous avez ouvert en 2015 votre cabinet Eveil art en tant que thérapeute en relation d’accompagnement et d’aide, dites-nous-en un peu plus…

La relation est vraiment très importante dans l’accompagnement, et c’est ce à quoi je tiens. Quand on accompagne, on aide la personne ! En ce moment, je m’occupe plutôt des enfants. Je me rends compte de l’impact du stress des parents sur leurs enfants justement, c’est cet aspect que j’aimerais sensibilisé chez les adultes que je reçois également.

Si vous pouviez revenir en arrière, changeriez-vous quelque chose ?

Je commencerais encore plus tôt ! (sourire)

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Avoir pleinement confiance en soi, c’est très important. Savoir gérer sa vie personnelle et sa vie professionnelle en essayant de trouver un équilibre. De faire des rencontres aussi, d’être entourée par des entrepreneurs, mais en l’occurrence j’aurais tendance à dire entrepreneuses. Et enfin de se sentir libre de s’engager dans son projet dans le sens où cela prend du temps, mais quand c’est une chose qui nous tient vraiment à cœur, il faut foncer!

Quelles difficultés avez-vous rencontré en créant votre société ?

Il y avait un moment où, justemen,t je manquais de confiance en moi. Je viens de Lyon, alors le Luxembourg c’est un pays dans lequel j’étais étrangère, sans relations ni contacts. C’était donc moins évident. Se retrouver toute seule, parfois, c’est compliqué, même avec des objectifs précis.

Travailler au Luxembourg, est-ce vraiment différent que de travailler en France ?

Lorsque l’on réussit, oui, c’est assez différent. Le Luxembourg est un petit pays, où les relations se tissent facilement tout de même. Il manque aussi le soleil parfois, surtout en ce moment (rires) !

Vous adhérez notamment à la FFCEL, qu’est-ce que ce réseau vous apporte ?

J’y ai rencontré de très belles personnes, je n’ai pas renouvelé mon adhésion et il faudrait que j’y retourne. Cela fait quelques temps que je n’y suis pas allée. J’ai peut-être tendance à me mettre trop en retrait.

« Mon but est surtout que les employeurs prennent conscience de l’importance du bien-être de leurs salariés et de ses bénéfices » Pensez-vous que les personnes comme vous qui contribuent à changer cet aspect y parviennent un jour ?

Je le souhaite vraiment, même si, pour l’instant, je ne travaille pas encore avec des entrepreneurs. Je pense que c’est un paramètre très important. A l’heure actuelle, les entreprises minimisent l’importance du bien-être de leurs salariés. Il y a des sentiments qu’il faut développer, et ce dès le plus jeune âge, chez les enfants par exemple, à savoir l’empathie, l’ouverture, les relations avec les autres. Notre différence avec les robots, c’est justement cela. C’est le fait que l’on puisse avoir des sentiments, des liens, de la tristesse, tout comme de la joie, alors que les robots n’en n’auront jamais. Pour finir, les entreprises ont vraiment tout à y gagner ! Il faut qu’elles soient vigilantes à l’épanouissement de leurs employés.

Face à des cas très durs, avez-vous déjà eu l’impression qu’il n’y avait aucune solution afin d’aider une personne ?

Il y a une personne que j’ai reçue une dizaine de fois et je n’y suis pas parvenu, en effet. Dans le sens où cette personne venait me voir mais, au plus profond d’elle, elle ne voulait pas changer. Si je suis seule dans ce projet, c’est impossible. J’essaye d’être plus directive, voire intrusive au départ, afin d’être sûre que la personne veuille bien changer et qu’elle soit là pour quelque chose.

Selon vous, comment parvient-on à exister pleinement ?

Être soi, être dans la réalisation de ses projets et de ses propres rêves. À certains moments, je dirais aussi qu’il faut savoir se satisfaire de petits bonheurs, pas toujours courir après de grandes choses. Être dans son propre amour et enfin, cela est propre à moi, être ouverte.

Quelles sont les clés pour être heureux ?

Il faut savoir être objectif, mais également savoir prendre des décisions à certains moments de sa vie, même si elles peuvent nous confronter à quelques difficultés. Je me suis rendu compte, que certaines personnes « non » heureuses avaient tendance à rester dans leur zone de confort. Prenons l’exemple d’un adulte qui n’est pas bien au sein de son couple. Il n’est pas forcément heureux de rentrer chez lui. Pourtant, il y reste, car il en connaît les moindres recoins, il s’y sent à l’aise, « chez lui », justement. En revanche, il ne sait pas quelle sera sa vie d’il osait se séparer de son compagnon ou de sa compagne. La clé est effectivement prendre des risques et d’aller vers l’inconnu, comme le font les enfants sous la pulsion de la curiosité et du sentiment d’aventure. Pourquoi, d’ailleurs, ne serait-il pas possible d’en faire de même une fois « grand », dans le contexte personnel et professionnel ? Au final, tout se résume à vouloir se consacrer un temps pour trouver aussi son équilibre.

Avez-vous un rêve ?

Mon rêve, avec humilité, c’est de participer à l’évolution et aux changements pour le bien être d’un certain nombre de personnes. Mais mon plus grand rêve, et sans doute le plus fou, ce serait d’ouvrir un jour une école. Sait-on jamais… (sourire)

 

Léa Di Michele

 

 

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