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Carole Muller : « Nous misons sur notre dimension humaine et notre esprit familial pour fidéliser la clientèle »

La Maroquinerie du Passage est une institution au Grand-Duché. Gérée de génération en génération par la famille Muller depuis 1931, Fournisseur officiel de la Cour, la société s’apprête à prendre un nouveau virage. Et un nouveau visage, celui de Carole, la fille, qui marche dans les pas de son père et vient d’ouvrir une toute nouvelle boutique en plein cœur de la capitale, rue Louvigny.

À l’occasion de leur grande soirée d’inauguration, lors des Vignes, nous sommes allées à sa rencontre.

S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir de votre parcours, ce serait…

Depuis que je travaille dans notre entreprise, il y a de nombreuses expériences que j’ai envie de mettre en lumière ! La plus récente est mon premier grand projet. Je l’ai organisé « seule » de A à Z : j’ai planifié, organisé et finalement ouvert notre nouvelle boutique au centre-ville. Mon père m’a laissé carte blanche, et j’avais tout intérêt de garder le bon nom que notre entreprise familiale tient depuis 1931.

Si vous pouviez revenir en arrière, changeriez-vous quelque chose ?

Absolument pas (rires)! Je prends mes décisions de façon très consciente et réfléchie, même si, parfois, c’est aussi le hasard qui me pousse dans une direction. C’est vrai que je doute parfois. Je me demande si j’ai pris bon chemin, mais, quoi qu’il en soit, je suis sûre que chaque expérience nous fait avancer. De toute façon, il est trop tard pour changer, donc pourquoi retourner en arrière ?

Vous vous apprêtez à reprendre la société familiale. Était-ce une évidence pour vous ?

J’ai toujours vu travailler mes parents, et grands-parents, dans nos magasins. Pourtant, lorsque j’étais enfant, mon rêve n’était pas de devenir patronne. Il faut croire que la passion de gérer une entreprise était dans mes gènes, malgré tout (sourire). Quand j’étais petite, je jouais le jeu de rôle d’une conseillère en vente et d’une cliente avec ma grand-mère au magasin. Puis, je suis venue travailler pendant mes vacances scolaires pour gagner un peu d’argent de poche. À présent, je suis motivée de prendre ce challenge dans mes mains !

Le secteur de la mode est très concurrentiel. Quelles sont les valeurs ajoutées de La Maroquinerie du Passage ?

Nous misons avant tout sur la qualité. Celle de nos produits bien sûr, en sélectionnant minutieusement les marques avec lesquelles nous collaborons. Pour notre service clientèle également : la vente ne s’achève pas avec l’achat, mais avec la satisfaction de nos clients. C’est pourquoi nous tenons à garantir un service après-vente.

Notre autre valeur ajoutée est le choix que nous offrons. Je suis assidûment la mode et j’essaie de m’adapter aux tendances. Je suis perpétuellement à la recherche de nouveautés et d’exclusivités!

Quel regard portez-vous sur la situation délicate du centre-ville de Luxembourg et l’arrivée d’un mastodonte comme le complexe Hamilius et les Galeries Lafayette ?

Ça ne me fait pas peur (rires)! Bien au contraire, le centre Hamilius va attirer du monde au centre-ville. Certes, les Galeries Lafayette pourraient vendre également l’une ou l’autre marque que nous proposons, mais nous misons sur notre service et notre dimension humaine, notre esprit familial pour continuer de fidéliser la clientèle. Une conseillère de vente qui se souvient de vous et vous appelle par votre nom, ça ne se trouve pas partout – et a fortiori pas dans les grandes enseignes – et c’est un véritable privilège.

Le management est différent selon que l’on est un homme ou une femme ?

Chacun a sa façon de gérer une entreprise. Nous gérons tous les situations en fonction de notre vécu, de nos enseignements, de notre éducation. Il y a mille paramètres qui entrent en compte, bien au-delà de la question du genre.

C’est vrai que mon père « manage » l’entreprise différemment de moi. Mais je l’explique par les trois ans d’études dans le secteur social que j’ai suivies, et non sur le fait qu’il est un homme et moi une femme.

Est-ce plus difficile de diriger une entreprise lorsque l’on est une femme selon vous ?

Non, les femmes font preuve d’autant de rigueur que les hommes. Là encore, je pense que c’est une question de caractère et de compétences avant tout.

De quelles qualités un manager doit-il faire preuve ?

La capacité de s’imposer. Être bien organisé. Savoir rester optimiste envers et contre tout et être capable de trouver une solution pour chaque imprévu.

Comment réussissez-vous à jongler entre vie perso et vie pro ?

Le secteur de la mode est un business très difficile. Il se donner à fond pour pouvoir diriger une entreprise qualitative et rester toujours en haut. Ma fonction comme future patronne me demande beaucoup de temps et d’énergie. Ce n’est pas évident de trouver l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Nous, les femmes, voulons réussir dans notre carrière, toujours être bien soignée et stylée, gérer toute l’organisation au sein de notre famille et être la meilleure femme pour notre mari. C’est une force! Mais je mentirais, si je vous disais que c’est toujours facile. Heureusement j’ai quelqu’un depuis longtemps à mes côtés qui me soutient à 100%.

 

 

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