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« Adhérer à des valeurs communes et partager nos difficultés, ça fait du bien »

Convaincue du bien-fondé de la psychologie et que le bonheur passe par l’adage « bien dans son corps, bien dans sa tête-, Maeva Olivieri a développé une forme de coaching, qu’elle dispense dans son cabinet : Cabinet MAVI Coaching, Mind and Visual identity.

Pleine de ressources et d’optimisme, la jeune cheffe d’entreprise est une personnalité inspirante et généreuse. Rencontre.

Quel parcours avez-vous suivi ?

Après mon baccalauréat, c’était une évidence : je voulais suivre des études dans le domaine de la psychologie. C’est à l’université de Nancy que j’ai donc suivi cinq années de Psychologie clinique et Psychopathologie. Puis, j’ai passé une dernière année à Paris, où j’ai obtenu un Master de Ressources humaines et Psychologie du travail. Depuis, je continue de me former en ajoutant de nouvelles spécialisations, notamment en devenant Praticienne PNL (programmation neuro lingustique) et Coach en image.

Vous mettre à votre compte était-il une priorité ?

Après avoir intégré l’un des plus grands Big Four du Luxembourg, j’ai décidé de m’installer à mon compte en 2014, en créant le cabinet MAVI Coaching, Mind and Visual identity. Aujourd’hui, je propose des accompagnements individuels et familiaux, ainsi que des ateliers divers sur l’image de soi : « Bien dans sa tête, bien dans son corps ».

Quelles difficultés avez-vous rencontrées en créant votre société ?

Au fond – et avec le recul – , me mettre à mon compte est ce que je souhaitais depuis mes débuts. Cela correspond davantage à mes inspirations, mais également à ma personnalité. Créer, partager, prendre des risques, rêver et me sentir libre de faire ce que j’aime.

De quels appuis avez-vous bénéficié ?

La principale difficulté en créant sa propre société vient de ses croyances limitantes et de ses doutes personnels. Il y a des questions que l’on ne peut éviter, comme : vais-je réussir ? Au-delà de cela, c’est vrai que cela reste compliqué de se lancer, de monter un projet ambitieux – mais toutefois réaliste – et, surtout, de passer de la théorie à la pratique. Le manque de sécurité financière est également un énorme obstacle.

Est-ce important de rallier un mouvement fédérateur ?

Bien sûr. Ces soutiens sont très riches. Il est fondamental de s’entourer de professionnels compétents et bienveillants. Un conseiller à la Chambre de Commerce, un comptable, une agence immobilière pour la location d’un bureau, et, surtout, de nombreux contacts avec d’autres personnes passionnées, du même milieu que soi pour échanger et se motiver ensemble. Attention aux démolisseurs de rêves, qui ne cessent de nous envahir d’angoisses ! Quelle que soit la situation de départ, nous avons tous besoin d’énormément de soutien de la part de nos proches.

Vous faites partie de la FFCEL (Fédération des Femmes Cheffes d’entreprise à Luxembourg), qu’y avez-vous trouvé ?

Oui, la FFCEL est un réseau qui m’a beaucoup aidé, car nous avons besoin d’appartenir à un groupe afin de toujours rester connectés. Adhérer à des valeurs communes et partager nos difficultés, ça fait du bien.  En outre, les conférences et ateliers proposés sont intéressants.

Depuis quelques années, le coaching a le vent en poupe. Comment parvenez-vous à vous distinguer ?

C’est vrai qu’il y a un véritable effet de mode autour du coaching, mais je me sens assez en phase avec ma démarche. MAVI Coaching est un cabinet de développement personnel qui utilise différents outils afin d’accompagner au mieux les personnes sur le plan mental comme sur le plan physique. La base théorique vient de la Psychologie clinique : certaines techniques concernent  les thérapies brèves et j’exploite le coaching sous une forme très dynamique et enthousiaste, afin de soutenir les clients dans leur recherche d’équilibre. En fonction des besoins, je propose donc une prise en charge spécifique. Ce sont de vraies convictions qui portent MAVI Coaching. Je pense que je me différencie par mon parcours sérieux et diversifié ainsi que par ma profonde envie de bien faire.

Vos modèles sont Freud et Sex and the City. Comment conciliez vous ces deux sources d’inspirations… plutôt éloignées l’une de l’autre ?

Oui, c’est vrai que j’avais cité ces deux références (sourire). C’était spontané. Freud symbolise le travail analytique et la découverte de soi avec les fondamentaux de la psychologie clinique dont je suis issue. Quant à Sex and the city… cette série symbolise davantage l’approche contemporaine que je fais de cette discipline ancestrale. En effet, les gens, et notamment les femmes, travaillent de plus en plus et connaissent un rythme de vie assez soutenu. Il est indispensable de s’adapter aux nouvelles exigences de la société, sans pour autant tomber dans le piège de la surenchère et de l’apparence. Se sentir bien dans sa tête, bien dans son corps veut dire « être en phase, se sentir beau (pour de vrai) et mener une vie qui nous correspond ». Je prône en premier lieu le travail sur soi tourné vers l’intérieur plus que vers l’extérieur.

Comment parvenez-vous à jongler entre vie professionnelle et vie personnelle ?

Je me suis toujours promis que M.A.V.I Coaching ne deviendrait pas « ma vie » et j’y parviens en restant centrée. À partir d’une certaine heure, je coupe mon téléphone. J’ai besoin de profiter pleinement de ma famille et de mes amis. Néanmoins, au début, il faut se montrer ouvert et généreux… On n’a rien sans rien (sourire) ! Cela demande de l’investissement et rien n’est jamais acquis.

Vous revendiquez votre prise de position envers le féminisme. À force d’en parler et que les marques s’en servent pour le discours marketing, cela ne risque-t-il pas de porter préjudice aux femmes, in fine ?

Je me revendique comme féministe féminine (sourire) : pas d’excès ni de stéréotype. J’aime simplement encourager les femmes, dont les mères de famille, à s’aimer et à s’autonomiser. D’autre part, je suis très attachée aux valeurs traditionnelles, mais également à l’anti-conformisme. C’est une véritable ambivalence (sourire). J’admire le courage et la sensibilité des femmes. En réalité, il n’y pas de bonne façon de penser, juste celle qui convient à la personne elle-même donc attention aux faux messages.

Être une femme dans l’entrepreunariat : faiblesse ou force ?

Une force, bien sûr (sourire).

Quels sont vos rituels ?

Un petit déjeuner de warrior, avec des fruits secs (rires). Je conserve toujours mon agenda avec moi. Et je retourne un sablier pour annoncer le début de chaque consultation ou atelier. Enfin, un after-work – bien mérité, celui-là (rires) – une fois par semaine.

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent de lancer dans l’aventure de l’entreuprenariat ?

Je tiens à partager les conseils qui m’ont été utiles :  si vous êtes sûres de le vouloir, montez d’abord le projet dans votre esprit, permettez-vous de rêver puis apportez une bonne touche de réalisme. Quand vous sentez que les idées et la motivation arrivent, sautez sur un crayon et notez tout sur une feuille ! Sachez répondre aux questions suivantes : quelle est ma force ? Comment puis-je me différencier en apportant quelque chose qui m’appartient ? Si votre boussole intérieure clignote de façon positive, ne lâchez pas et foncez ! Ah, et n’oubliez pas de rester fidèle à ce que vous êtes. C’est encore cela le plus important.

 

 

 

 

 

 

 

 

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